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§ 06 · Freins trains pneus

Châssis, suspension et refroidissement de la 348 — l'héritage Testarossa

Ferrari 348 à 458 Italia · 1989–1994 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La Ferrari 348 repose sur une caisse plateforme en acier avec sous-châssis auxiliaire, suspensions indépendantes aux quatre roues et freins à disque assistés d'un système ABS à double redondance — une architecture classique pour une sportive Ferrari de cette époque, mais qui comporte deux particularités héritées directement de la Testarossa.

Des radiateurs déplacés du nez vers les flancs

À la différence de la 308/328 qui logeait ses radiateurs d'eau et d'huile à l'avant de la voiture (configuration héritée de toute la lignée antérieure), la 348 déplace ces radiateurs sur les flancs, une disposition directement reprise de la Testarossa. Selon Wikipédia anglophone, ce choix élimine le besoin de faire circuler des durites d'eau chaude sous l'habitacle — une source de chaleur gênante pour les occupants sur les modèles à radiateur avant — au prix d'un élargissement sensible des portières, désormais plus larges pour intégrer les conduits d'air latéraux. Ce déplacement explique directement l'apparition des prises d'air à ailettes (« strakes ») caractéristiques du dessin de carrosserie, documentées dans Le design de la 348 — dernier modèle signé Leonardo Fioravanti comme chef styliste Pininfarina ; la fonction technique précise de ce type de prise d'air (trajet d'air complet, contrainte réglementaire américaine à l'origine du dessin sur la Testarossa) est développée en profondeur dans la fiche strakes-prises-air-laterales-fonction-technique-refroidissement du dossier ferrari-testarossa-f40/, à laquelle ce dossier renvoie plutôt que de la redévelopper.

Une suspension à garde au sol réglable et un sous-châssis démontable

La 348 est équipée d'une suspension à hauteur de caisse réglable et d'un sous-châssis arrière amovible, conçu pour accélérer la dépose du moteur lors des opérations d'entretien lourd — un choix directement lié à la maintenabilité du moteur longitudinal introduit sur ce modèle (voir Le V8 Tipo F119 de la 348 — rupture avec le montage transversal de la 308/328).

Une sensibilité de comportement corrigée en cours de carrière

Comme documenté dans la genèse du modèle (voir Genèse de la Ferrari 348 (1989) — la première V8 de l'ère post-Enzo Ferrari), les premiers exemplaires de 348 souffrent d'un comportement survireur à la limite, jugé sensible par la presse spécialisée et par certains dirigeants de la marque eux-mêmes. Les évolutions correctives touchent directement les trains roulants : nouveaux points d'ancrage de la suspension arrière, cotes de parallélisme revues, puis voie arrière élargie de 25 mm sur les versions GTB/GTS/Spider de fin de carrière (1993-1994), associée à une révision complète de la géométrie de suspension. Ces versions tardives reçoivent également des pneus Pirelli P Zero et un réservoir de carburant réduit (88 litres), ce dernier choix visant à la fois à alléger la voiture et à dégager de l'espace pour rigidifier le châssis.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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