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§ 02 · Moteur

Du V8 F131 (360) au V8 F136 (F430) — la fin de cinquante ans de filiation Dino

Ferrari 348 à 458 Italia · 1989–1994 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le V8 de la 360 Modena : dernier maillon de la lignée historique

Le moteur de la 360 Modena, un V8 3,6 litres (3 586 cm³, alésage 85 mm, course 79 mm) à vilebrequin plat et bielles en titane, développe 400 ch à 8 500 tr/min pour 373 N m de couple. Bien que la voiture porte elle-même la désignation de type F131, ce moteur constitue, selon Wikipédia anglophone, le dernier représentant d'une lignée de V8 Ferrari remontant directement au programme de course Dino des années 1950 — la même filiation technique qui irrigue, par des voies différentes, aussi bien la 308/328 que la 348 et la F355 (voir Le V8 Tipo F119 de la 348 — rupture avec le montage transversal de la 308/328).

Sur la version routière, ce V8 est associé à une boîte manuelle à six rapports ou à la boîte robotisée F1 fabriquée par Graziano Trasmissioni (voir L'évolution de la boîte F1 sur la 360 et la F430 — vers la disparition de la boîte manuelle). La version Challenge Stradale (2003), radicalisée, porte la puissance à 425 ch grâce à un taux de compression relevé et un travail poussé sur l'admission et l'échappement, pour un rendement spécifique de 118 ch/litre — proche, selon Wikipédia francophone, du record de l'époque pour un moteur atmosphérique (120 ch/litre, détenu par le Honda S2000).

La F430 : un moteur entièrement nouveau, la fin d'un cycle de cinquante ans

Le changement le plus significatif porté par la F430 en 2004 ne se voit pas de l'extérieur : sous une carrosserie qui reprend le même châssis et les mêmes ouvrants que la 360, Ferrari installe un moteur entièrement nouveau, de la famille F136, portant la cylindrée à 4,3 litres (4 308 cm³) pour une puissance de 490 ch à 8 500 tr/min et un couple de 465 N m à 5 250 tr/min (dont 80 % déjà disponibles sous 3 500 tr/min).

Selon Wikipédia anglophone, ce nouveau bloc met fin à un cycle de développement technique entamé cinquante ans plus tôt avec le programme de course Dino des années 1950 : bielles, pistons et vilebrequin sont entièrement redessinés, tandis que la culasse à quatre soupapes, les soupapes elles-mêmes et les trompettes d'admission sont directement dérivées de la technologie des moteurs de Formule 1 contemporains, pour une efficacité volumétrique optimale. Malgré une hausse de cylindrée de 20 %, le poids du moteur n'augmente que de 4 kg, grâce à un travail de compacité qui en facilite l'intégration.

Un moteur partagé avec Maserati

Particularité documentée par Wikipédia francophone : ce moteur F136 équipe également, dans une déclinaison différente, des Maserati contemporaines — il est construit à l'usine Ferrari de Maranello puis « revalorisé » (retune) pour son application Ferrari. Ce partage industriel entre les deux marques du groupe, alors sous contrôle Fiat, illustre la logique de mutualisation des coûts de développement qui se généralise dans l'industrie automobile de prestige au tournant des années 2000.

La version 430 Scuderia (2007) pousse cette base à 510 ch grâce à une admission et un échappement revus et un système de détection de cliquetis autorisant un taux de compression plus élevé, pour un rendement de 118,4 ch/litre selon Wikipédia francophone — chiffre pratiquement identique à celui de la 360 Challenge Stradale, ce qui illustre la marge de progression déjà largement exploitée sur cette architecture avant l'arrivée de la 458.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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