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§ 13 · Achat marché collection

De la Ferrari sous-cotée à la superstar tardive : l'évolution de la cote de la 246

Ferrari Dino 206/246 GT/GTS · 1967–1974 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

« Pas vraiment une Ferrari » : une perception de marché qui a duré des décennies

Pendant des décennies, la 246 Dino n'a pas été considérée par une partie des puristes comme une « vraie » Ferrari : son V6 de 2,4 litres, deux fois plus petit que ce qu'on attendait alors du badge Maranello, et son positionnement commercial affiché — rivaliser frontalement avec la Porsche 911S plutôt que trôner au sommet de la gamme — la rangeaient dans une catégorie à part, jugée peu digne du prestige de la marque. Ce jugement de valeur, documenté par le journaliste spécialisé John Mayhead (Hagerty) pour le magazine Magneto, a longtemps pesé lourdement sur sa cote.

Un point de départ chiffré : 2012

Lorsque le Hagerty Price Guide britannique référence pour la première fois la 246 en 2012, sa valeur la plus haute n'est que de 90 000 £ pour un coupé GT et 120 000 £ pour un spider GTS — des montants alors très inférieurs à ceux d'autres Ferrari classiques contemporaines à moteur douze cylindres.

Un retournement spectaculaire

Le marché s'est retourné de façon spectaculaire depuis : les valeurs moyennes du Hagerty Price Guide pour la 246 GT et la GTS ont plus que doublé en trois ans (basé sur la situation de mars 2024). La cote de la GTS, en particulier pour les exemplaires d'origine en excellent état, certifiés Ferrari Classiche et dotés des options « chairs and flares » (voir Le toit amovible de la 246 GTS et les options « chairs and flares »), dépasse désormais 600 000 £ selon le même baromètre. Aucun coupé GT ne s'est vendu aux enchères sous les 200 000 £ depuis 2019, ni aucun spider GTS sous les 300 000 £ depuis 2022 ; les prix affichés chez les marchands professionnels ne descendent plus, quant à eux, sous les 290 000 £.

Une réévaluation esthétique plutôt qu'un simple effet de mode

Ce basculement ne tient pas à la résolution de la question identitaire de la voiture (est-elle une « vraie » Ferrari ?), mais à une réévaluation de ses qualités intrinsèques : ses lignes galbées signées Pininfarina, son habitacle compact mais soigné, et la sonorité de son V6 placé juste derrière l'habitacle sont aujourd'hui appréciés pour eux-mêmes, indépendamment du débat sur le nombre de cylindres. Les performances d'une Ferrari du début des années 1970 paraissent d'ailleurs aujourd'hui modestes face à n'importe quelle citadine sportive moderne, ce qui recentre naturellement l'appréciation du marché sur l'expérience de conduite et l'esthétique plutôt que sur la performance pure.

Vers le seuil symbolique du million de dollars

Selon Magneto (mars 2024), il ne serait pas surprenant qu'un exemplaire GTS de tout premier ordre franchisse prochainement la barre du million de dollars — un pronostic à mettre en regard des résultats d'enchères déjà enregistrés (voir Résultats d'enchères 2023-2024 : plusieurs 246 GTS entre 542 000 et 967 500 dollars).

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Provenance de cette fiche
Site source
magnetomagazine.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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