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§ 13 · Achat administratif

Authentifier une RS d'origine — décoder la plaque châssis et repérer les blocs moteur substitués

Ford Escort Mk1 / Mk2 · 1968–1975 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un risque de contrefaçon reconnu par les spécialistes eux-mêmes

Les modèles RS de la Mk1 étant construits sur la même coque deux portes que l'immense majorité des Escort de grande diffusion, avec des modifications parfois difficiles à repérer à l'œil nu, le site spécialisé Classic Register souligne d'emblée que le potentiel de « réplique » y est particulièrement élevé — un constat qui vaut aussi bien pour la RS1600 que pour la RS2000, deux modèles visuellement proches mais bâtis sur des plaques d'identification qui, correctement décodées, permettent de lever le doute.

Une plaque châssis à décoder lettre par lettre

Le numéro de châssis d'une Escort RS1600 ou RS2000 apparaît sous un format structuré du type BFATKP54456, dont chaque caractère porte une signification précise : le premier chiffre indique le pays d'origine (B pour Ford Grande-Bretagne, G pour Ford Allemagne), le second l'usine de montage (F pour Aveley, B pour Halewood, C pour Sarrelouis, K pour Sydney), le troisième le modèle (A pour Escort), le quatrième le type de carrosserie (T pour la berline deux portes), le cinquième l'année de fabrication et le sixième le mois — chaque combinaison lettre/année et lettre/mois suivant un tableau de correspondance propre à Ford, les cinq derniers chiffres formant enfin le numéro de série individuel du véhicule pour ce mois précis. Une Escort RS1600 ou RS2000 authentiquement sortie de l'usine AVO d'Aveley doit donc porter un numéro de châssis commençant par les lettres BFAT — une combinaison directement traçable à « Grande-Bretagne / Aveley / Escort / deux portes ».

Une double localisation qui doit impérativement concorder

Ce numéro de châssis figure à deux emplacements distincts sur le véhicule : sur la plaque en aluminium rivetée sur la traverse avant sous le capot (sous la mention « Vehicle No. »), et poinçonné directement dans la tôle au sommet de la tourelle de suspension avant droite. Sur un véhicule authentique, ces deux numéros doivent être rigoureusement identiques, et le même numéro doit également apparaître poinçonné sur le bloc moteur.

Le bloc moteur, deuxième ligne de défense contre la substitution

Selon Classic Register, une pratique courante et trompeuse consiste à installer, sur une coque de RS2000 authentique dépourvue de son moteur d'origine, un bloc Pinto de série portant les désignations « 205 » ou « 202 » plutôt que le bloc « 20 » spécifique à la RS2000 — une différence repérable à l'œil nu sur le carter de distribution. Le même risque existe en sens inverse sur la RS1600, où un bloc Cosworth BDA authentique (culasse à double arbre à cames, cache-culbuteurs large frappé du logo Ford) peut être remplacé par un Pinto de série, reconnaissable à son cache-culbuteurs étroit et allongé, radicalement différent d'aspect.

La plaque AVO et un indice visuel simple entre les deux modèles

Au-delà de la seule plaque châssis, une seconde plaque spécifique, dite « plaque AVO », placée à droite de la traverse avant, porte les lettres AVO ainsi que le code couleur d'origine du véhicule — une confirmation supplémentaire à croiser avec la teinte réellement observée. Un indice purement visuel permet par ailleurs de distinguer les deux modèles sans même consulter les plaques : contrairement à la RS2000, qui reçoit de série des bandes latérales et de capot, la RS1600 n'a jamais porté de telles bandes en sortie d'usine — toute RS1600 qui en arbore les a donc reçues après coup.

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Provenance de cette fiche
Site source
classicregister.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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