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§ 06 · Freins trains pneus

Des trains roulants de 1976 aux plateformes mondiales — châssis, freinage et sécurité active en un demi-siècle

Ford Fiesta · 1976–2023 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un train avant McPherson dès l'origine, un train arrière qui évolue plus lentement

Dès la Mk1 (1976), la Fiesta adopte à l'avant des jambes de force McPherson, technologie alors déjà répandue chez les rivales à traction avant du segment. Le train arrière reste en revanche un essieu rigide jusqu'à la Mk3 (1989), qui introduit un essieu semi-indépendant à barre de torsion — une évolution qui accompagne le passage à une plateforme entièrement nouvelle (voir Fiesta Mk3 « BE13 » (1989-1997) — enfin cinq portes, et un programme d'essais client inédit chez Ford). Sur les Mk1 et Mk2, l'usure des bras tirés arrière, se traduisant par des à-coups à l'arrière du véhicule, une usure irrégulière des pneus et une direction imprécise, constitue selon les guides d'achat spécialisés l'un des motifs de contre-visite les plus fréquents ; le remède habituel consiste à remplacer l'ensemble du bras plutôt que ses seules bagues.

Un frein antiblocage précoce, puis généralisé au fil des générations

La Mk3 introduit dès 1989 un système de freinage antiblocage mécanique optionnel baptisé SCS (Stop Control System), une première pour une voiture de ce gabarit sur le marché européen. Il faut toutefois attendre la génération BE256 (2002) pour que l'ABS électronique et l'airbag passager deviennent des équipements de série sur l'ensemble de la gamme — une bascule qui coïncide avec l'apparition, sur cette même génération, de la première Fiesta ST à recevoir des freins à disque sur les quatre roues plutôt que la combinaison disques avant/tambours arrière qui équipe alors le reste de la gamme (voir Fiesta « BE256 » (2002-2008, cinquième génération officielle) — le meilleur cru commercial de la lignée).

Des plateformes de plus en plus mondialisées

Chaque génération de Fiesta introduit sa propre base technique : plateforme « B » d'origine sur les Mk1 à Mk3, châssis BE13 puis BE91 largement partagés entre la Mk3 et la Mk4/Mk5 (au point que le restylage de 1999 est explicitement présenté par Ford comme reposant toujours sur le châssis de 1989, voir Fiesta Mk4/Mk5 « BE91 » (1995-2002) — le restylage de 1999 et l'ambiguïté durable de la numérotation des générations), plateforme B3 entièrement nouvelle pour la génération BE256 (2002), puis plateforme mondiale « B-car » de Ford, commune à la fois aux générations B299 (2008) et B479 (2017) ainsi qu'au coupé-crossover Ford Puma (voir Le Ford Puma, double héritier discret de la Fiesta — un coupé des années 1990, un crossover des années 2020) — un degré de mutualisation croissant, cohérent avec la stratégie « One Ford » de production mondiale unique (voir Fiesta « B299/B409 » (2008-2017, sixième génération officielle) — la citadine mondiale de la stratégie « One Ford »).

Des résultats de sécurité qui suivent l'évolution générale du segment

Les résultats aux crash-tests Euro NCAP suivent la trajectoire générale de tout le segment citadine européen : la génération BE256 (2002) reçoit un accueil favorable pour son époque, la génération B299 obtient cinq étoiles au protocole Euro NCAP 2012 dans sa configuration européenne standard (avec des résultats plus contrastés selon les marchés et niveaux d'équipement, notamment en Amérique latine où le protocole appliqué reste calé sur une norme Euro NCAP antérieure, 1997), et la génération B479 confirme cinq étoiles au protocole Euro NCAP 2017. Le contrôle électronique de stabilité (ESC), optionnel sur les premières versions de la génération B299, devient progressivement standard sur l'ensemble de la gamme au fil des restylages successifs.

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Provenance de cette fiche
Site source
classicsworld.co.uk
Date d'extraction
13 sept. 2026
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