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§ 10 · Restauration

Restaurer une XK120-150 — la rouille partout, et le test de l'ascenseur

Jaguar XK120 · XK140 · XK150 · 1948–1954 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une tôle fine, montée sur cadre séparé

Construites en tôle d'acier relativement fine rapportée sur un cadre en bois de frêne pour l'ossature intérieure des portières et de la caisse, les XK120 à XK150 sont particulièrement sensibles à la corrosion : ailes, pourtour des logements de phares, longerons de châssis et bas de montants de porte figurent parmi les zones les plus régulièrement touchées. Même les rarissimes exemplaires à carrosserie entièrement aluminium des tout débuts de la XK120 (voir De l'aluminium sur cadre bois à l'acier embouti — la mutation industrielle de 1950) ne sont pas totalement à l'abri de désordres de corrosion, notamment au niveau des points de contact avec les éléments en acier ou en bois du châssis.

Le test le plus simple et le plus révélateur : soulever la voiture sur pont

Contrairement à une caisse monocoque, la construction à châssis séparé de ces trois générations présente un avantage réel pour la restauration : elle est jugée plus simple à reprendre qu'une caisse autoporteuse. Mais elle appelle une vérification précise avant tout achat : hisser la voiture sur un pont élévateur et observer si les portières continuent de s'ouvrir et de se fermer normalement une fois la voiture soulevée. Un défaut à ce test révèle une torsion du châssis ou de la structure de caisse suffisamment sérieuse pour annoncer des travaux de restauration structurelle conséquents à court terme.

Une peinture d'origine devenue une extrême rareté

Compte tenu de l'âge du parc, la source consultée pour ce dossier estime que le nombre d'exemplaires ayant conservé leur peinture d'origine se compte aujourd'hui à l'unité ou à la dizaine près, si tant est qu'il en subsiste. Il n'est donc pas anormal, même sur des voitures par ailleurs soigneusement entretenues et régulièrement utilisées, de rencontrer des débuts de cloques de peinture sur des zones autrefois reprises — un point d'attention plutôt qu'un signal d'alarme en tant que tel, dès lors qu'il est correctement identifié et négocié dans le prix.

Des roues à rayons qui ont largement supplanté les roues pleines d'origine

Sur le plan esthétique plutôt que structurel, un nombre considérable d'exemplaires ont vu leurs roues pleines et enjoliveurs d'origine remplacés au fil des décennies par les roues à rayons en option « Special Equipment » (voir Suspension, direction et roues — ce qui change vraiment d'une génération à l'autre), au point que les roues pleines d'origine, pourtant esthétiquement réussies une fois peintes dans la teinte de la carrosserie, sont devenues relativement rares à observer aujourd'hui sur le marché de la collection — un critère supplémentaire, non structurel celui-là, pour juger du degré de fidélité à l'origine d'un exemplaire donné.

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Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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