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§ 12 · Culture documentation

L'Aurelia dans la culture populaire — Tintin, Il Sorpasso et Brigitte Bardot

Lancia Aurelia · 1950–1958 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Au-delà de ses innovations techniques et de son palmarès sportif, l'Aurelia a marqué la culture populaire européenne des années 1950-1960 à travers plusieurs apparitions notables, dans des registres très différents.

Tintin et « L'Affaire Tournesol »

Le coupé B20 apparaît dans L'Affaire Tournesol, l'un des albums des Aventures de Tintin d'Hergé, lors d'une scène de poursuite automobile. Le personnage qui la conduit, un chauffeur italien, y exprime avec fierté sa conviction que les voitures italiennes sont les meilleures du monde — un clin d'œil qui, sans être un hommage technique appuyé, témoigne de la place qu'occupait déjà l'automobile italienne de grand tourisme dans l'imaginaire populaire européen du tournant des années 1950-1960, bien au-delà du cercle des seuls amateurs de mécanique.

Il Sorpasso (1962), un classique de la comédie italienne

Le film Il Sorpasso (« Le Fanfaron » en français, littéralement « le dépassement »), réalisé par Dino Risi en 1962 avec Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant dans les rôles principaux, met en scène une Aurelia B24 Convertible de 1958 comme véhicule central du récit. Œuvre de référence du genre de la « commedia all'italiana », le film se distingue par le fait, alors inhabituel dans la production cinématographique de l'époque, d'avoir tourné l'essentiel de ses scènes de conduite directement sur route plutôt qu'en studio devant un arrière-plan projeté — ce qui en fait, selon plusieurs historiens du cinéma, l'un des tout premiers exemples du genre du « road movie ». Le personnage flamboyant interprété par Gassman, au volant de son Aurelia décapotable à travers l'Italie des années du miracle économique, a contribué à associer durablement le B24 Convertible à une certaine image de liberté et d'insouciance italienne de l'époque (voir Du Spider au Convertible — la genèse du B24 chez Pininfarina pour l'histoire technique complète de ce modèle).

La « Speciale » de Brigitte Bardot (1958)

Un épisode plus anecdotique mais tout aussi marquant pour la légende du modèle concerne un unique exemplaire « Speciale » construit par Pininfarina en 1958, présenté au Salon de Genève de la même année comme préfiguration stylistique d'un futur cabriolet Flaminia. Repérée à Paris par l'actrice Brigitte Bardot, alors au sommet de sa notoriété internationale, cette voiture est achetée sur-le-champ par la star, qui en personnalise la teinte et la sellerie selon ses goûts. Restée célèbre sous le nom informel de « la Lancia de Brigitte Bardot », cette voiture illustre l'aura de glamour international qui entourait déjà l'Aurelia B24 au sortir des années 1950 (voir Du Spider au Convertible — la genèse du B24 chez Pininfarina pour le détail complet de cet épisode).

Une réputation culturelle à la mesure de sa réputation technique

Ces trois apparitions, dans une bande dessinée franco-belge, un classique du cinéma italien et l'anecdote d'une star hollywoodienne, dessinent ensemble le portrait d'un modèle dont le rayonnement culturel a largement dépassé le cercle des seuls passionnés de mécanique — une notoriété populaire qui contraste avec la relative méconnaissance, par ce même grand public, de ses innovations techniques fondamentales (voir Pourquoi le B20 est considéré comme la première Gran Turismo moderne).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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