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§ 02 · Moteur

Les moteurs des Series I à III — du 1,6 litre au six-cylindres

Land Rover Series I/II/III & Defender · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le 1,6 litre d'origine (1948-1951)

Le tout premier moteur de série est le 4 cylindres essence de 1,6 litre (1 595 cm³) hérité de la berline Rover P3, développant environ 50 ch. Il est associé à la boîte de vitesses P3 à quatre rapports et à une boîte de transfert inédite à deux gammes (voir La boîte de transfert et les prises de force — l'héritage tracteur du Land Rover).

Le 2,0 litres « alésages siamois » puis « spread bore » (1952-1958)

En 1952-1953, un nouveau 4 cylindres de 2,0 litres (1 995 cm³) le remplace. Sa particularité technique, les « alésages siamois » (siamese bores), signifie qu'aucun passage de liquide de refroidissement ne sépare les cylindres adjacents dans le bloc — une simplification de fonderie qui limite l'efficacité du refroidissement. À la mi-1954, une version à « alésages séparés » (spread bore), déjà utilisée sur les berlines Rover depuis 1953, améliore ce point ; une seconde révision de cette culasse « spread bore » intervient en 1955. Un moteur diesel de même cylindrée (2,0 litres, 52 ch à 4 000 tr/min) rejoint le catalogue en 1957 : à soupapes en tête plutôt qu'en configuration « inlet-over-exhaust » comme les moteurs essence de l'époque, il compte parmi les tout premiers diesels rapides conçus pour un usage routier.

Le 2,25 litres, moteur de référence de la marque (1958-1984)

La Series II introduit en 1958 le moteur qui deviendra l'organe emblématique du Land Rover utilitaire pendant plus d'un quart de siècle : le 4 cylindres 2,25 litres essence (72 ch), techniquement très proche du diesel 2,0 litres qu'il complète. Une version diesel 2,25 litres rejoint la gamme sur la Series IIA. En 1980, ces deux moteurs (essence et diesel) reçoivent un vilebrequin à cinq paliers (contre trois auparavant) pour plus de rigidité et en préparation des futures augmentations de cylindrée et de puissance qui seront introduites sur la génération Ninety/One Ten (voir Les diesels du Defender — Diesel Turbo, 200Tdi, 300Tdi, Td5 puis Ford Duratorq). Sur la Series III, la compression du 2,25 litres essence passe de 7:1 à 8:1, pour un léger gain de puissance (l'option haute compression existait déjà en fin de vie de la IIA).

Le six-cylindres 2,6 litres (empattement long uniquement)

À partir de 1967, un six-cylindres essence Rover de 2,6 litres (85-86 ch) rejoint le catalogue, réservé aux versions à empattement long (109 pouces) — ces exemplaires reçoivent alors des freins assistés en série. Sur le marché nord-américain, 811 exemplaires « NADA » (North American Dollar Area) sont produits avec ce moteur, seules Series longues jamais destinées officiellement aux États-Unis et au Canada avant l'arrêt des ventes directes sur ce marché en 1974.

Le V8 3,5 litres — une exception au sein des Series (Stage One)

À partir de 1979, le V8 essence Rover de 3,5 litres, dérivé du bloc General Motors racheté par Rover, équipe une version spéciale de la Series III appelée Stage One (voir Le V8 « Stage One » et l'histoire méconnue du prototype « Golden Rod ») — seule variante Series III à recevoir cette motorisation, détunée à 91 ch par rapport à la version Range Rover contemporaine (135 ch).

Divergence relevée entre sources

⚠️ Les puissances exactes du 2,25 litres essence varient légèrement d'une source à l'autre selon l'année et le taux de compression considérés (72 ch à l'introduction en 1958, jusqu'à 73 ch en fin de carrière Series III) — voir sources/verification-croisee.md.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; silodrome.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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