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§ 05 · Transmission

Transmissions — boîtes Ford et Rotoflex sur l'Elan, boîtes-pont Citroën et Renault sur l'Esprit

Lotus Elan & Lotus Esprit · 1962–1975 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'Elan : une boîte Ford de grande diffusion

Moteur, boîte de vitesses et différentiel de l'Elan proviennent tous trois du catalogue Ford UK — une boîte manuelle à 4 rapports (tous synchronisés) massivement employée sur la gamme Ford de l'époque (Anglia, Cortina), proposée par Lotus en version standard ou à rapports rapprochés. Le différentiel, également d'origine Ford, est retravaillé par Lotus pour fonctionner avec une suspension arrière indépendante — les Ford contemporaines utilisant, elles, un essieu rigide. Trois rapports de pont ont été proposés au fil de la carrière du modèle (3,55 / 3,77 / 3,9), le 3,77 équipant la majorité des Elan produites ; le 3,9, plus court, était prisé sur les premières voitures pour son accélération, tandis que le 3,55, plus long, se généralise sur les Sprint tardives pour un usage routier plus reposé sur les nouvelles autoroutes britanniques.

Les accouplements Rotoflex : une pièce désormais culte et disputée

La transmission finale utilise quatre accouplements souples en caoutchouc, dits Rotoflex (marque déposée Metalastik), reliant les arbres de sortie du différentiel aux moyeux arrière — une solution alors largement répandue sur les véhicules de route (Hillman Imp, Triumph GT6) comme en compétition (Ford GT40, Lotus 21), avant la généralisation des joints homocinétiques modernes. Voir le détail des conséquences pratiques de ce choix dans L'électricité Lucas sur l'Elan et l'Esprit — ce que les sources techniques documentent réellement.

L'Elan +2 : une boîte 5 rapports tardive d'origine Austin Maxi

Les dernières Elan +2S 130/5 reçoivent une boîte 5 rapports dérivée de l'Austin Maxi, qui améliore sensiblement le confort de croisière sur autoroute par rapport à la boîte 4 rapports d'origine.

L'Esprit : des boîtes-pont empruntées à Citroën puis à Renault

À l'inverse de l'Elan à moteur avant et propulsion classique, l'Esprit, à moteur central arrière, nécessite une véritable boîte-pont (transaxle). Lotus retient, de 1976 jusqu'à la fin des années 1980, la boîte-pont manuelle 5 rapports Citroën C35 — la même transmission que celle utilisée sur la Citroën SM et la Maserati Merak, deux autres GT à moteur avant longitudinal ou central de la même époque. À partir du X180 (1988), une nouvelle boîte-pont Renault UN-1 équipe la plupart des marchés, à l'exception des tout premiers X180 nord-américains qui conservent encore la Citroën C35 associée à l'injection Bosch — un changement de fournisseur qui impose au passage le déplacement des freins arrière, désormais montés en position extérieure (« outboard ») plutôt qu'à l'intérieur comme sur les générations précédentes.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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