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§ 09 · Conduite

Le Ghibli vu par la presse d'époque : de 150 mph sur autoroute au verdict mitigé de Road & Track

Maserati Ghibli · 1967–1973 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une virée mémorable avec l'essayeur maison

Peu après la présentation du Ghibli au Salon de Turin de 1966, le journaliste de Road & Track Peter Coltrin effectue un tour au côté du mécanicien-essayeur historique de la marque, Guerrino Bertocchi (dont le fils Aurelio succédera plus tard à Giulio Alfieri comme ingénieur en chef — voir Mai-août 1975 : de la liquidation annoncée par Citroën au sauvetage De Tomaso-GEPI). Le récit qu'il en tire est resté célèbre dans la légende du modèle : « Nous avons dépassé les 150 mph à trois reprises au moins, et nous serions allés plus vite sans deux obstacles : la circulation, et le sel répandu sur la voie rapide après une récente tempête de neige. »

Un essai anglais qui consacre la voiture la plus rapide de la marque

En janvier 1968, le magazine britannique The Motor publie sous la plume de Paul Frère — pilote de course belge devenu journaliste automobile reconnu — un article intitulé sans détour « Ghibli – Maserati's fastest » (« le Ghibli, la plus rapide des Maserati »), confirmant dès cette période la position de la voiture au sommet de la gamme routière de la marque.

Un test américain plus sévère en 1971

Le ton change nettement avec le test du Ghibli 1971 publié par Road & Track, dont le titre même annonce la tonalité : « une belle voiture qui promet plus d'excitation qu'elle n'en délivre ». L'article compare directement le Ghibli, facturé environ 22 000 dollars, à une Corvette proposée au tiers de ce prix pour un gabarit, un poids, des performances et un habitacle jugés comparables — sans que le moteur V8 Maserati ne sonne, selon le journaliste, radicalement différent de celui de l'américaine. Le verdict d'ensemble décrit une voiture « grande et lourde, plutôt malhabile en circulation dense », mais « à son meilleur sur route ouverte », dotée d'un gros moteur coupleux et d'une suspension ferme.

Un jugement à nuancer par le recul historique

Ce contraste entre l'enthousiasme des témoignages de conduite pure (vitesse de pointe, sonorité, présence) et la sévérité du bilan strictement comptable rapport prix/prestations rejoint un débat plus large déjà documenté pour ce modèle, opposant le Ghibli à ses rivales directes sur le seul terrain des chiffres (voir Ghibli contre Ferrari Daytona et Lamborghini Miura : trois philosophies, aucun verdict).

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Provenance de cette fiche
Site source
classicmotorsports.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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