Ghibli contre Ferrari Daytona et Lamborghini Miura : trois philosophies, aucun verdict
Trois réponses différentes à un même cahier des charges
Au tournant des années 1970, trois constructeurs italiens proposent, presque simultanément, leur vision de la GT ultime : Maserati avec le Ghibli, Ferrari avec la 365 GTB/4 « Daytona », Lamborghini avec la Miura (voir le dossier dédié lamborghini-miura/). Sur le papier, le Ghibli n'est pas le plus rapide des trois : son V8 quadruple arbre de 330 ch (version SS) l'emmène de 0 à 97 km/h en 6,8 secondes pour 250 à 280 km/h de vitesse de pointe selon la version, quand la Daytona (V12) et la Miura (V12 central) affichent toutes deux des chiffres supérieurs. Il n'empêche : le Ghibli les surclasse commercialement toutes les deux, avec des ventes supérieures à chacun de ses deux rivaux directs sur la période.
Une architecture volontairement plus conventionnelle
Le spécialiste américain Bruce Trenery (Fantasy Junction), interrogé par Classic Motorsports, résume la différence fondamentale entre le Ghibli et la Daytona : la Ferrari dispose d'une transmission en transaxle et d'une suspension arrière indépendante, quand le Ghibli conserve un essieu arrière rigide et une boîte de vitesses en position traditionnelle, directement accolée au moteur (voir Suspension, freins et pneumatiques : le choix assumé d'un train arrière rigide). Le V12 Ferrari monte également beaucoup plus haut en régime que le V8 Maserati, dont Trenery souligne qu'il « renvoie directement au sport-prototype 450S » des années 1950 (voir La lignée du V8 Maserati : du sport-prototype 450S aux dernières Quattroporte (1957-1990)) — une mécanique moins exotique sur le papier, mais réputée plus simple à entretenir.
Une réputation de robustesse relative
Plusieurs sources convergent pour créditer le Ghibli d'une fiabilité mécanique supérieure à celle de ses rivaux transalpins de la même génération : carrosserie en acier réputée moins sujette à la corrosion que certaines Ferrari et Lamborghini de l'époque, distribution par chaînes plutôt que par un dispositif plus fragile, moteur généralement décrit comme sans défaut particulier majeur. Cette réputation de solidité relative — sans jamais faire du Ghibli une voiture dénuée de points de vigilance propres (voir Guide d'achat : rouille, distribution et pièces rares — ce qu'il faut vérifier sur un Ghibli) — contribue à expliquer son bon score commercial face à des rivales plus spectaculaires sur le papier.
Un troisième rival parfois cité : la Lamborghini Islero
Un fil de discussion sous l'article de Classic Motorsports élargit la comparaison à un trio plutôt qu'un duel, en y ajoutant la Lamborghini Islero — V12 quadruple arbre à hautes performances, produite en très faible volume, au style plus sobre que la Miura mais au comportement jugé, par ce témoignage isolé, supérieur à celui du Ghibli et de la Daytona sur le plan du freinage et du châssis. Ce point de vue n'a pas été recoupé par une deuxième source lors de cette session et n'est rapporté ici qu'à titre d'éclairage complémentaire.
Une comparaison assumée sans verdict
Conformément à la méthodologie de ce corpus, cette fiche ne tranche pas laquelle des trois voitures est « la meilleure » : Daytona et Miura devancent le Ghibli sur le papier des performances pures, mais le Ghibli l'emporte sur le terrain commercial et, selon plusieurs témoignages convergents, sur celui de l'agrément d'usage et de la facilité d'entretien au quotidien.
Voir aussi
- Suspension, freins et pneumatiques : le choix assumé d'un train arrière rigide · La lignée du V8 Maserati : du sport-prototype 450S aux dernières Quattroporte (1957-1990) · Guide d'achat : rouille, distribution et pièces rares — ce qu'il faut vérifier sur un Ghibli · La gamme Ghibli au complet : Coupé, Spyder et version SS (1967-1973)
- Site source
- classicmotorsports.com ; en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Suspension, freins et pneumatiques : le choix assumé d'un train arrière rigideMaserati Ghibli · Freins trains pneus
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- Guide d'achat : rouille, distribution et pièces rares — ce qu'il faut vérifier sur un GhibliMaserati Ghibli · Restauration
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