Aller au contenu
§ 06 · Freins trains pneus

Suspension, freins et pneumatiques : le choix assumé d'un train arrière rigide

Maserati Ghibli · 1967–1973 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un train avant classique, un train arrière volontairement simple

Le Ghibli utilise un châssis à cadre tubulaire sur lequel la carrosserie est soudée par points. À l'avant, la suspension est à double triangulation, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs coaxiaux, avec barre stabilisatrice. À l'arrière, en revanche, Maserati fait le choix — inhabituel pour une GT de ce niveau de prestige — d'un essieu rigide sur ressorts semi-elliptiques, maintenu par un unique bras de poussée longitudinal, complété lui aussi d'une barre stabilisatrice et d'amortisseurs hydrauliques. Ce choix tranche aussi bien avec l'essieu De Dion de la Quattroporte série I (voir La première Quattroporte (1963) : le pari d'une berline quatre portes à hautes performances) qu'avec la suspension à double triangulation intégrale qu'adoptera le Khamsin, son successeur (voir 1973 : le Ghibli s'efface devant le Khamsin, premier Maserati signé Bertone) — une évolution que Wikipédia qualifie explicitement d'« amélioration majeure » par rapport à l'essieu rigide du Ghibli.

Un compromis assumé plutôt qu'une faiblesse cachée

Ce train arrière plus simple est directement cité par le spécialiste Bruce Trenery (Fantasy Junction) dans sa comparaison avec la Ferrari Daytona, dont la suspension arrière indépendante et la transmission en transaxle représentent une solution plus sophistiquée (voir Ghibli contre Ferrari Daytona et Lamborghini Miura : trois philosophies, aucun verdict). Plusieurs témoignages convergent néanmoins pour indiquer que cette simplicité mécanique relative n'a pas nui à la réputation de robustesse du Ghibli face à ses rivales italiennes.

Freinage et direction

Le Ghibli est équipé de freins à disque aux quatre roues. Sur la version SS (4,9 litres), la direction assistée est montée de série sur la totalité de la production, alors qu'elle reste en option — voire absente — sur le 4,7 litres selon les marchés, d'après Bruce Trenery.

Jantes et pneumatiques

Les jantes en magnésium sont montées de série, des roues à rayons Borrani étant proposées en option. Les pneumatiques d'origine sont des Pirelli Cinturato 205 VR15 (référence CN72) jusqu'en 1972, remplacés ensuite par des 215/70 VR15 Cinturato CN12.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; hagerty.com ; classicmotorsports.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci