Suspension, freins et pneumatiques : le choix assumé d'un train arrière rigide
Un train avant classique, un train arrière volontairement simple
Le Ghibli utilise un châssis à cadre tubulaire sur lequel la carrosserie est soudée par points. À l'avant, la suspension est à double triangulation, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs coaxiaux, avec barre stabilisatrice. À l'arrière, en revanche, Maserati fait le choix — inhabituel pour une GT de ce niveau de prestige — d'un essieu rigide sur ressorts semi-elliptiques, maintenu par un unique bras de poussée longitudinal, complété lui aussi d'une barre stabilisatrice et d'amortisseurs hydrauliques. Ce choix tranche aussi bien avec l'essieu De Dion de la Quattroporte série I (voir La première Quattroporte (1963) : le pari d'une berline quatre portes à hautes performances) qu'avec la suspension à double triangulation intégrale qu'adoptera le Khamsin, son successeur (voir 1973 : le Ghibli s'efface devant le Khamsin, premier Maserati signé Bertone) — une évolution que Wikipédia qualifie explicitement d'« amélioration majeure » par rapport à l'essieu rigide du Ghibli.
Un compromis assumé plutôt qu'une faiblesse cachée
Ce train arrière plus simple est directement cité par le spécialiste Bruce Trenery (Fantasy Junction) dans sa comparaison avec la Ferrari Daytona, dont la suspension arrière indépendante et la transmission en transaxle représentent une solution plus sophistiquée (voir Ghibli contre Ferrari Daytona et Lamborghini Miura : trois philosophies, aucun verdict). Plusieurs témoignages convergent néanmoins pour indiquer que cette simplicité mécanique relative n'a pas nui à la réputation de robustesse du Ghibli face à ses rivales italiennes.
Freinage et direction
Le Ghibli est équipé de freins à disque aux quatre roues. Sur la version SS (4,9 litres), la direction assistée est montée de série sur la totalité de la production, alors qu'elle reste en option — voire absente — sur le 4,7 litres selon les marchés, d'après Bruce Trenery.
Jantes et pneumatiques
Les jantes en magnésium sont montées de série, des roues à rayons Borrani étant proposées en option. Les pneumatiques d'origine sont des Pirelli Cinturato 205 VR15 (référence CN72) jusqu'en 1972, remplacés ensuite par des 215/70 VR15 Cinturato CN12.
Voir aussi
- La première Quattroporte (1963) : le pari d'une berline quatre portes à hautes performances · 1973 : le Ghibli s'efface devant le Khamsin, premier Maserati signé Bertone · Ghibli contre Ferrari Daytona et Lamborghini Miura : trois philosophies, aucun verdict · Boîte ZF 5 rapports et automatique Borg-Warner : la transmission du Ghibli
- Site source
- en.wikipedia.org ; hagerty.com ; classicmotorsports.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Maserati_Ghibli ↗
- Ghibli contre Ferrari Daytona et Lamborghini Miura : trois philosophies, aucun verdictMaserati Ghibli · Histoire et modèles
- Boîte ZF 5 rapports et automatique Borg-Warner : la transmission du GhibliMaserati Ghibli · Transmission
- La première Quattroporte (1963) : le pari d'une berline quatre portes à hautes performancesMaserati Ghibli · Histoire et modèles
- 1973 : le Ghibli s'efface devant le Khamsin, premier Maserati signé BertoneMaserati Ghibli · Histoire et modèles
- Ghibli contre Ferrari Daytona et Lamborghini Miura : trois philosophies, aucun verdictMaserati Ghibli
- Boîte ZF 5 rapports et automatique Borg-Warner : la transmission du GhibliMaserati Ghibli
- 1973 : le Ghibli s'efface devant le Khamsin, premier Maserati signé BertoneMaserati Ghibli
- Idée reçue : non, la Bora à moteur central n'est pas plus lourde que le GhibliMaserati Bora et Merak