Aller au contenu
§ 02 · Moteur

Carburation et allumage des tout premiers rotatifs — spécificités Cosmo et R100

Mazda Cosmo Sport / Familia Rotary-R100 · 1967–1972 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le fonctionnement d'un allumage double bougie sur un moteur rotatif, tel qu'il perdurera jusqu'aux 12A et 13B de la RX-7, est traité de façon plus large dans Deux bougies par rotor — le système d'allumage décalé des moteurs Mazda et son évolution (corpus mazda-rx7/). Cette fiche détaille les particularités propres aux tout premiers moteurs de la Cosmo Sport et de la Familia Rotary/R100, sensiblement plus rudimentaires que leurs successeurs.

Un carburateur unique pour une combustion en trois temps

Contrairement à un moteur à pistons multicylindre, où chaque cylindre peut recevoir sa propre alimentation, un moteur rotatif birotor comme le 10A n'utilise qu'un seul carburateur, chargé d'alimenter les six chambres de combustion (trois par rotor) via des conduits d'admission communs. Sur la Cosmo Sport, ce rôle est tenu par un carburateur Hitachi à quadruple corps (une licence du dessin Zenith), dimensionné pour satisfaire à la fois la douceur au ralenti et le remplissage nécessaire à haut régime — un compromis rendu plus délicat que sur un moteur à pistons par l'absence de soupapes d'admission proprement dites, l'ouverture et la fermeture des lumières étant uniquement gouvernées par la rotation du rotor lui-même.

Deux bougies, deux distributeurs

Chaque chambre de combustion reçoit deux bougies d'allumage, l'une en position dite « avant » (leading), l'autre en position « arrière » (trailing) légèrement décalée — une configuration qui améliore la combustion complète du mélange dans une chambre de forme allongée, où une seule bougie centrale, comme sur un moteur à pistons classique, laisserait une partie du mélange s'échapper sans être enflammée. Sur ces tout premiers moteurs, chacune des deux séries de bougies (avant et arrière) est pilotée par son propre distributeur, une architecture à double distributeur qui sera progressivement simplifiée sur les générations rotatives suivantes au profit d'un distributeur unique, plus fiable et plus simple à régler — un changement introduit à l'échelle de toute la gamme rotative Toyo Kogyo fin 1973 (voir Le moteur 10A (0810/0813) — fiche technique des variantes Cosmo et Familia/R100).

Le porting variable de la Cosmo Sport pour la compétition

Pour ses engagements en course d'endurance, Toyo Kogyo équipe les moteurs de compétition de la Cosmo Sport d'un système de lumières d'admission à double circuit, commuté par un volet papillon : un conduit d'admission latéral classique pour la douceur à bas régime, complété par un second conduit dit « périphérique », qui s'ouvre à mesure que le régime grimpe pour améliorer le remplissage en haute vitesse — un dispositif détaillé dans le contexte précis du Marathon de la Route de 1968 dans Le Marathon de la Route 1968 — le baptême du feu de la Cosmo Sport au Nürburgring. Cette même logique de porting périphérique, réservé aux moteurs de compétition et non homologué pour la route, sera reprise sur les moteurs de course du R100 engagés à Spa en 1969 (voir Les 24 Heures de Spa 1969 — la consécration européenne du R100, assombrie par un accident mortel).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org + recoupements ateupwithmotor.com et Classic Motorsports
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci