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§ 11 · Compétition

Le Marathon de la Route 1968 — le baptême du feu de la Cosmo Sport au Nürburgring

Mazda Cosmo Sport / Familia Rotary-R100 · 1967–1972 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Pour asseoir la crédibilité technique de son moteur rotatif au-delà du seul marché japonais, Toyo Kogyo choisit en 1968 l'une des épreuves les plus redoutées du calendrier automobile européen : le Marathon de la Route, une course d'endurance de 84 heures disputée sur le circuit Nordschleife du Nürburgring, en Allemagne. Ce sera la seule participation en compétition de la Cosmo Sport elle-même — la suite de l'engagement sportif de Toyo Kogyo en Europe reposera, dès l'année suivante, sur la toute nouvelle Familia Rotary (voir Les débuts sportifs du R100 — victoire de classe à Singapour, victoire à Suzuka (1969)).

Deux voitures presque de série, au milieu de soixante concurrentes

Toyo Kogyo engage deux Cosmo Sport, très proches de leur configuration commerciale, aux côtés de 58 autres concurrents. La principale modification technique porte sur l'admission des moteurs 10A : un système inédit à double lumière, commuté par un volet papillon, bascule d'une admission latérale classique à bas régime vers une admission périphérique à haut régime pour améliorer le remplissage (voir Carburation et allumage des tout premiers rotatifs — spécificités Cosmo et R100 pour le détail de ce dispositif). Par prudence, le régime moteur est plafonné, ramenant la puissance à environ 130 ch — un compromis délibéré entre performance et fiabilité sur une distance aussi éprouvante.

Un abandon mécanique, une quatrième place méritée

Les deux Cosmo Sport roulent groupées en quatrième et cinquième position pendant l'essentiel de la course. La voiture à équipage entièrement japonais doit abandonner en 82ᵉ heure de course (sur 84), à la suite d'une rupture d'essieu — et non d'une défaillance du moteur rotatif lui-même, un point souvent souligné par les historiens de la marque tant il confirme, a contrario, la robustesse mécanique déjà acquise par le 10A à cette date (voir La fiabilité réelle des tout premiers moteurs rotatifs Mazda (1967-1973)). L'autre voiture, confiée à un équipage belge, termine la course et se classe quatrième au général — un résultat remarquable pour un moteur totalement inédit sur la scène européenne, et pour un modèle qui n'avait alors qu'un an d'existence commerciale.

Une démonstration qui ouvre la voie plutôt qu'elle ne la referme

Ce résultat, obtenu dès la première tentative, valide aux yeux de la presse spécialisée européenne la crédibilité technique du pari rotatif de Toyo Kogyo, quelques mois seulement après le lancement commercial de la Cosmo Sport (voir Cosmo Sport L10A (Série I, 1967-1968) — fiche véhicule complète). Toyo Kogyo ne renouvellera jamais cet engagement avec la Cosmo Sport elle-même, préférant concentrer son effort sportif suivant sur un modèle destiné à une diffusion plus large, la Familia Rotary, engagée dès l'année suivante sur plusieurs fronts : Singapour, Spa-Francorchamps, le Nürburgring lui-même et Suzuka (voir Les débuts sportifs du R100 — victoire de classe à Singapour, victoire à Suzuka (1969) et Les 24 Heures de Spa 1969 — la consécration européenne du R100, assombrie par un accident mortel).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org + recoupements Classic Motorsports et JDMBUYSELL
Date d'extraction
12 sept. 2026
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