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§ 03 · Moteur

La saga du choix du motoriste : Honda refuse, Isuzu est écarté, BMW s'impose

McLaren F1 · 1992–1998 · 2 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Premier choix, un partenaire familier de la F1 : Honda

Le plan initial de Gordon Murray consiste à faire appel à Honda, alors partenaire moteur de l'écurie de Formule 1 McLaren International et fournisseur du V10 qui propulse la MP4/4 dominatrice de 1988. Honda décline la proposition, ne souhaitant pas s'engager dans la conception d'un aussi gros moteur (un V12) pour une application routière, hors du cadre de son propre programme produit. Ce refus mérite d'être noté pour ce dossier : il constitue le second point de contact, distinct et sans rapport direct, entre Honda et la genèse de la McLaren F1 — le premier étant le rôle de la Honda NSX comme référence de développement du comportement routier, documenté du côté du corpus consacré à ce modèle (voir L'aveu de Gordon Murray : comment la NSX est devenue l'étalon de développement de la McLaren F1 dans honda-nsx/, pour l'aveu de Murray sur l'influence de la NSX en matière d'agrément de conduite — un épisode sans lien de cause à effet avec ce refus côté motorisation, les deux étant de nature entièrement différente).

Deuxième piste explorée puis écartée : le V12 Isuzu

Murray se tourne ensuite vers Isuzu, constructeur japonais qui développe à l'époque son propre moteur V12 expérimental, désigné PPE2. Ron Dennis, consulté sur cette option, l'écarte : Isuzu n'a pas, selon lui, fait suffisamment ses preuves dans ce domaine pour qu'un projet aussi exigeant que la F1 puisse en dépendre sans risque excessif.

Le contact décisif : Paul Rosche, hérité de l'ère Brabham

Faute d'option satisfaisante parmi les partenaires évidents, Murray se tourne vers une relation personnelle nouée pendant ses années chez Brabham : Paul Rosche, ingénieur moteur réputé à la tête de la division sportive BMW M. Rosche accepte le défi : concevoir, en un temps resserré, un moteur entièrement nouveau et sans dérivation d'un bloc de série existant, taillé sur mesure pour les exigences de poids et de puissance fixées par Murray. Le résultat, le BMW S70/2, fait l'objet d'une fiche technique dédiée (voir Le BMW S70/2 : un V12 de 6,1 litres conçu sans compromis pour la F1).

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Provenance de cette fiche
Site source
autoevolution.com, en.wikipedia.org
Date d'extraction
14 sept. 2026
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