Au-delà du DTM — rallye, championnat de France des voitures de production et Trophée Andros
Le rallye : une carrière de second rang, malgré une genèse initialement pensée pour la discipline
Bien que le projet Cosworth ait été initié dans la perspective d'un engagement en rallye avant d'être réorienté vers le tourisme sur circuit (voir Pourquoi Cosworth ? La genèse de la 190 E 2.3-16, du rallye-Groupe B au tarmac du DTM), la 190 E 2.3-16 a malgré tout disputé quelques épreuves de rallye, principalement au niveau national. Wikipédia francophone recense sa présence en championnat de France des rallyes en 1986 (avec notamment Philippe Bugalski et Didier Auriol, deux noms qui deviendront des références majeures du rallye français dans la décennie suivante) et en 1987 (Bernard Darniche), ainsi que trois saisons consécutives (1986, 1987, 1988) en championnat de Belgique des rallyes avec le pilote Valère Vandermaesen. Ces engagements restent toutefois marginaux comparés à la carrière de la voiture sur circuit, la propulsion arrière atmosphérique de la 190 E n'ayant jamais eu les moyens de rivaliser avec les intégrales turbocompressées qui dominent le rallye international à cette époque.
Le championnat de France des voitures de production : le fief de Dany Snobeck
En parallèle du DTM allemand, la 190 E 16 soupapes brille dans le championnat de France des voitures de production, porté notamment par le pilote alsacien Dany Snobeck (déjà cité comme pionnier de l'engagement de la 190 E 2.3-16 en compétition internationale dès 1985-1986, avant même l'engagement officiel usine de Mercedes-Benz en DTM) et Alain Cudini. Cette présence s'accompagne d'engagements aux 24 Heures de Spa, une classique de l'endurance tourisme européenne.
Le Trophée Andros : deux titres sur glace
Fait plus surprenant pour une berline à vocation initialement sportive sur circuit, la 190 E remporte à deux reprises le Trophée Andros — la compétition française de courses sur glace disputée en hiver — avec Dany Snobeck aux commandes, en 1992 et 1993. Cette incursion dans un tout autre registre de compétition, loin des circuits homologués du DTM ou du Groupe A international, illustre la polyvalence du châssis et de la motricité offerte par le train arrière multibras et les différentiels autobloquants de la voiture (voir La suspension arrière multibras de la W201 — une innovation née avec la 190 et Du blocage mécanique à l'ASD électronique — les différentiels de la 190 E 16 soupapes), y compris dans des conditions d'adhérence extrêmement dégradées, très éloignées de son terrain de jeu d'origine.
Un gisement à approfondir
Cette fiche s'appuie exclusivement sur les mentions, nécessairement synthétiques, de Wikipédia francophone. Le détail précis des résultats, des écuries engagées et des voitures utilisées pour ces compétitions annexes (rallye, championnat de France de production, Trophée Andros) n'a pas pu être approfondi davantage lors de cette session, faute de sources dédiées identifiées en langue française ou anglaise — un gisement potentiel pour une prochaine session, notamment via des archives de presse sportive française d'époque (L'Équipe, Sport Auto, Échappement).
Voir aussi
- Site source
- fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Pourquoi Cosworth ? La genèse de la 190 E 2.3-16, du rallye-Groupe B au tarmac du DTMMercedes-Benz 190 E 2.3-16 / 2.5-16 « Cosworth » · Histoire et modèles
- La suspension arrière multibras de la W201 — une innovation née avec la 190Mercedes-Benz 190 E 2.3-16 / 2.5-16 « Cosworth » · Freins trains pneus
- Le DTM 1985-1993 : de l'outsider privé au double titre constructeurs Mercedes-BenzMercedes-Benz 190 E 2.3-16 / 2.5-16 « Cosworth » · Culture documentation
- Du blocage mécanique à l'ASD électronique — les différentiels de la 190 E 16 soupapesMercedes-Benz 190 E 2.3-16 / 2.5-16 « Cosworth » · Transmission