Le DTM 1985-1993 : de l'outsider privé au double titre constructeurs Mercedes-Benz
1985-1987 : les débuts privés, avant l'engagement officiel
La 190 E 2.3-16 fait ses tout premiers pas en compétition dès 1985 aux mains du pilote privé Leopold Gallina, un mois seulement après son homologation — sans qu'aucune de ses trois participations cette saison-là ne se solde par une arrivée. C'est en 1986 que la voiture s'impose vraiment : l'écurie autrichienne de Helmut Marko, associée au préparateur AMG (encore totalement indépendant de Mercedes-Benz à cette date — voir AMG et la 190 E : du préparateur indépendant au partenaire officiel (1967-1990)), aligne deux voitures pour Franz Klammer et Volker Weidler (ce dernier ayant remplacé Peter Oberndorfer en cours de saison). Weidler termine 2ᵉ du championnat dès la première année de compétition sérieuse du modèle, remportant deux victoires — un résultat d'autant plus remarquable qu'il n'a disputé qu'une partie de la saison. En 1987, l'irruption des Ford Sierra turbocompressées (parfois créditées de plus de 500 ch, contrebalancés par 370 kg de lest) et l'arrivée de la toute nouvelle BMW M3, spécifiquement conçue pour la compétition, relèguent la Mercedes (environ 260-270 ch) hors de la course au titre.
1988 : l'engagement officiel de Mercedes-Benz
Mercedes-Benz s'engage enfin officiellement dans le championnat en 1988, via un partenariat structuré avec AMG : quatorze 190 E 2.3-16 sont alignées par cinq écuries (AMG, Snobeck, Marko, IPS, BMK). Dany Snobeck et Johnny Cecotto remportent à eux deux six victoires ; Roland Asch, pilote privé n'ayant confirmé sa participation que trois semaines avant la première course, termine vice-champion — une performance que mb190e16v.com attribue en partie au fait qu'Asch réalisait en parallèle le travail de développement de la suspension pour le compte de Mercedes-Benz, lui donnant un avantage de réglage sur ses concurrents. Le titre 1988 revient cependant à Klaus Ludwig, alors au volant d'une Ford Sierra RS500 Cosworth — et non d'une Mercedes.
1989 : l'arrivée de Ludwig chez Mercedes, l'Evolution I fait ses débuts
Klaus Ludwig, champion sortant, rejoint Mercedes-AMG pour 1989 — un choix qui pousse Roland Asch, dont la place est reprise, à migrer vers l'écurie MS-Racing aux côtés de Manuel Reuter. La 190 E 2.5-16 Evolution I fait ses débuts en course le 14 mai 1989 à Mainz-Finthen, où Asch remporte la victoire dès la première sortie du modèle. Malgré cette entrée en matière prometteuse, c'est finalement Kurt Thiim, meilleur pilote Mercedes de la saison, qui se classe 4ᵉ du championnat, la concurrence BMW (dont le moteur peut désormais grimper à 10 000 tr/min) restant redoutable.
1990-1991 : l'Evolution II et le premier titre constructeurs
L'Evolution II fait ses débuts en course à la mi-saison 1990 — au Norisring selon Wikipédia francophone, sur le Nordschleife du Nürburgring selon mb190e16v.com, une divergence non résolue consignée dans sources/verification-croisee.md. La saison 1990 voit l'arrivée de l'Audi V8 à transmission intégrale, qui remporte le titre malgré les protestations de BMW et Mercedes-Benz sur l'équité du système de handicap au poids. En 1991, alors qu'Audi conserve son titre pilotes et que Klaus Ludwig termine vice-champion pour Mercedes, l'Evolution II offre à la marque son premier titre constructeurs DTM.
1992 : l'apogée — double titre pour Mercedes-Benz
La saison 1992 restera la plus faste de toute la campagne DTM de la 190 E : l'Evolution II remporte 16 des 24 courses du championnat, un total qu'aucune autre voiture n'a jamais dépassé en une saison selon Wikipédia francophone (plus de victoires, de points, de tours et de kilomètres parcourus en tête que toute autre voiture de l'histoire du DTM à cette date). Klaus Ludwig décroche le titre pilotes, devant ses coéquipiers Kurt Thiim (2ᵉ) et Bernd Schneider (3ᵉ) — un podium intégralement composé de pilotes Mercedes-AMG — pendant que la marque décroche également son second titre constructeurs consécutif.
1993 : le chant du cygne avant le passage à la Classe 1
L'entrée en vigueur du règlement DTM Classe 1 pour 1993 impose une refonte technique profonde ; Mercedes-Benz convertit dans un premier temps quatre Evolution II 1992 en version transitoire « Classe 1B » avant de les remplacer progressivement par des voitures pleinement conformes. Roland Asch termine vice-champion pour la troisième fois avec la 190 E (après 1988), mais la saison est dominée par la toute nouvelle Alfa Romeo 155 V6 Ti de Nicola Larini — voir 1993 — la fin de la lignée W201 et la succession par la Classe C pour la suite de cette transition.
Le cas Jochen Mass
Le pilote allemand Jochen Mass, davantage connu pour sa carrière en Formule 1 et en Groupe C (victoire aux 24 Heures du Mans 1989 avec Sauber-Mercedes), a bien été un authentique pilote de 190 E en compétition, au volant d'une 2.5-16 Evolution II engagée par l'écurie MS-JET Racing (avec Günter Schons) en fin de saison 1990 — sans toutefois avoir marqué l'histoire du championnat au même titre que Ludwig, Asch ou Thiim.
Un palmarès net
Au total, la voiture de course W201 AMG DTM totalise, selon Wikipédia francophone, 50 victoires en championnat, deux titres constructeurs (1991, 1992) et un titre pilotes (Klaus Ludwig, 1992), pour trois places de vice-champion pilotes (Asch 1988 et 1993, Ludwig 1991).
Voir aussi
- Le moteur de compétition DTM — de 240 à plus de 370 ch sur la même base 2,3/2,5 litres · La 190 E 2.5-16 Evolution (1989) — l'homologation sportive prend le pas sur le confort · L'Evolution II (1990) : quand la Mercedes la plus sage devient la plus extrême · AMG et la 190 E : du préparateur indépendant au partenaire officiel (1967-1990) · 190 E 16 soupapes contre BMW M3 E30 — la rivalité qui a défini le tourisme des années 1980 · 1993 — la fin de la lignée W201 et la succession par la Classe C
- Site source
- mb190e16v.com / fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://mb190e16v.com/dtm/ ↗
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