AMG et la Classe G : du premier badge G 36 AMG (1994) au G 63 4x4² actuel
Un partenaire déjà officiel avant sa première Classe G
Au moment où le badge AMG apparaît pour la première fois sur une Classe G, en 1994, AMG n'est déjà plus un simple préparateur extérieur indépendant : l'accord de coopération signé avec Daimler-Benz le 1er octobre 1990 en a fait un partenaire officiel du réseau de concessions Mercedes-Benz, plusieurs années avant son rachat capitalistique complet en 1999 — une histoire déjà détaillée dans ce corpus à propos de la Mercedes 190 E 2.5-16, premier terrain d'affirmation d'AMG face à un motoriste concurrent (voir la fiche consacrée à ce tournant de 1990 dans le dossier mercedes-190e-cosworth/). C'est donc un AMG déjà largement intégré à l'écosystème Mercedes-Benz qui entreprend, à partir du milieu des années 1990, de transformer la Classe G en véhicule de performance.
G 36 AMG puis G 55 AMG : les débuts (1994-1999)
Le tout premier modèle est le G 36 AMG (1994-1997), qui reprend simplement le six-cylindres M104 de 3,6 litres déjà utilisé sur les C 36 AMG et E 36 AMG de l'époque. Il faut attendre 1999 pour voir apparaître le nom qui deviendra emblématique : le G 55 AMG, animé par un V8 atmosphérique de 5,4 litres développant 260 kW (354 ch). Ce moteur ne cesse ensuite de monter en puissance au fil des années 2000, avec l'arrivée d'un compresseur volumétrique à partir de 2004 (350 kW/476 ch), puis des paliers successifs jusqu'à 373 kW (507 ch) en fin de carrière du G 55 AMG Kompressor, vers 2008-2012.
G 63 et G 65 : la bascule au biturbo (2012)
En 2012, AMG renouvelle profondément l'offre avec deux nouveaux moteurs qui remplacent le G 55 AMG : le G 63 AMG, un V8 biturbo de 5,5 litres (M157) développant 400 kW (544 ch), et le G 65 AMG, un V12 biturbo de 6,0 litres (M279) développant 450 kW (612 ch) — ce dernier profitant directement des enseignements tirés de la petite série expérimentale de G 63 AMG à moteur V12 produite dès 2002 (voir Du quatre au douze cylindres : l'élargissement spectaculaire de la gamme moteurs (1990-2018)). Le G 65 AMG revendique alors le record du couple le plus élevé jamais proposé sur un véhicule tout-terrain de série. En 2018, avec l'arrivée de la seconde génération W463, le moteur du G 63 passe à un V8 biturbo 4,0 litres (M177) développant 430 kW (585 ch), tandis que le G 65 n'est pas reconduit, le renouvellement des normes d'émissions rendant la poursuite du V12 de plus en plus difficile à justifier commercialement.
G 63 4x4² (2022) : l'aboutissement le plus extrême
En juin 2022, AMG pousse la logique de démonstration technique à son terme avec le G 63 4x4², doté d'essieux à réducteurs portiques (« portal axles »), d'une garde au sol largement augmentée et du même V8 biturbo porté à 585 ch — la version la plus radicale jamais commercialisée sous ce nom (voir Essieux à réducteurs portiques : le G 63 AMG 6x6 et le G 500/G 63 4x4², vitrines techniques extrêmes pour le détail technique de cette architecture d'essieux, empruntée aux versions 6x6 et 4x4² antérieures). Chacune de ces déclinaisons AMG, davantage pensées pour l'image et la performance sur route que pour un usage tout-terrain réel, illustre à sa manière la trajectoire prise par la Classe G depuis les années 1990 (voir Le tournant de 1990 : comment un outil militaire est devenu, sans jamais changer de silhouette, un objet de luxe).
Voir aussi
- le dossier
mercedes-190e-cosworth/, historique complet d'AMG - Du quatre au douze cylindres : l'élargissement spectaculaire de la gamme moteurs (1990-2018)
- Essieux à réducteurs portiques : le G 63 AMG 6x6 et le G 500/G 63 4x4², vitrines techniques extrêmes
- Brabus : la surenchère de puissance et d'exclusivité au-delà même des versions AMG
- Le tournant de 1990 : comment un outil militaire est devenu, sans jamais changer de silhouette, un objet de luxe
- Site source
- de.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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- Du quatre au douze cylindres : l'élargissement spectaculaire de la gamme moteurs (1990-2018)Mercedes-Benz Classe G · Moteur
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