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§ 01 · Histoire et genèse

Bernd Pischetsrieder — le patron de BMW derrière l'achat de Rover et le sauvetage de la Mini

MINI moderne — BMW (R50 à F56/J01, 2001-2026) · 2001–2026 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Ingénieur mécanicien formé à l'Université technique de Munich, Bernd Pischetsrieder (né le 15 février 1948) entre chez BMW en 1973 comme ingénieur de planification de production et en gravit tous les échelons jusqu'à la présidence du directoire, qu'il occupe de 1993 à 1999 — soit très exactement la période où se noue puis bascule le dossier Rover.

Un lien de parenté avec Issigonis souvent cité comme motivation

Fait resté célèbre dans l'histoire de la marque : Pischetsrieder est un parent, par les liens du sang, de Sir Alec Issigonis, le concepteur de la Mini originelle — les sources divergent sur le degré exact de cette parenté (cousin issu de germain selon sa biographie Wikipédia anglophone, sourcée sur la biographie officielle d'Issigonis par Gillian Bardsley ; petit-neveu selon d'autres résumés de presse automobile). Cette parenté est très largement présentée, dans la presse automobile britannique comme dans l'historiographie de la marque, comme l'une des motivations personnelles ayant poussé Pischetsrieder à faire acquérir par BMW l'ensemble du Rover Group en 1994 dans le but, in fine, de mettre la main sur la marque Mini — voir Le rachat du Rover Group par BMW — 31 janvier 1994.

Le pari raté sur Rover, le pari réussi sur la Mini

L'aventure Rover se solde, sur le plan strictement financier, par un échec largement reconnu : les pertes accumulées par les activités automobiles de Rover pendant les six années de détention par BMW contribuent directement à l'éviction de Pischetsrieder de la présidence du groupe en 1999, un an avant le démantèlement complet de Rover (voir Les années BMW-Rover (1994-2000) — investissements, pertes et « l'English Patient »). Sa biographie officielle nuance toutefois ce bilan : si l'activité automobile de tourisme de Rover a bien « asséché les caisses » du groupe, plusieurs actifs acquis dans le même mouvement ont ensuite été revendus avec un profit substantiel, et l'opération a surtout permis à BMW de conserver durablement les marques Mini et — dans un tout autre dossier mené en parallèle par Pischetsrieder — Rolls-Royce, cette dernière acquisition ayant à l'époque privé son grand rival Volkswagen (dirigé par Ferdinand Piëch) du seul usage de la marque Bentley.

Une seconde carrière chez Volkswagen

Quittant BMW en 1999, Pischetsrieder rejoint fin 2000 le groupe Volkswagen, d'abord à la tête de la filiale espagnole SEAT (2000-2002), puis comme président du directoire de Volkswagen AG lui-même (2002-2006), où il supervise notamment la relance du projet Bugatti Veyron 16.4 et la montée en gamme des marques Audi et Volkswagen. Il termine sa carrière de dirigeant industriel à la présidence du conseil de surveillance de l'assureur Munich Re (2013-2019).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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