Aller au contenu
§ 06 · Achat import

Lire une GT-R — codes châssis, marquages moteur et bases de données spécialisées

Nissan Skyline GT-R · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Contrairement à une désignation commerciale simple comme « R32 » ou « R34 », qui ne renseigne que sur la génération, l'identification précise d'une GT-R particulière — sa version exacte, l'authenticité de ses organes mécaniques, sa rareté relative au sein même de sa génération — repose sur un ensemble de codes plus techniques qu'il convient de savoir déchiffrer avant tout achat.

Un code châssis qui distingue déjà beaucoup

Chaque génération porte un code d'usine officiel bien distinct de son surnom commercial : PGC10 (berline) et KPGC10 (coupé) pour la première génération, KPGC110 pour la seconde, puis E-BNR32, E-BCNR33 et GF-BNR34/BNR34 pour les trois générations modernes — le préfixe évoluant lui-même au fil des mises à jour de la réglementation japonaise d'homologation (« E- » puis « GF- » selon les millésimes). Ces codes, associés à un numéro de série individuel, permettent de dater précisément un exemplaire et de le rattacher à l'une des sous-séries de production identifiées par les passionnés (« Series 1 », « Series 2 », « Series 3 » pour la R32 notamment), chacune correspondant à une évolution mineure introduite en cours de carrière.

Un marquage de fonderie qui trahit la nature exacte du moteur

Au-delà du seul châssis, un exemplaire donné peut receler un moteur RB26DETT de série ou un bloc renforcé de spécification N1 destiné à l'origine à la compétition d'endurance (voir Le RB26DETT « N1 » — le bloc renforcé de Nismo, né pour tenir la distance à Bathurst) — une distinction invisible à l'œil nu sans savoir où regarder. Le bloc N1 se reconnaît à un marquage de fonderie « 24U », contre « 05U » pour un bloc de série standard, une information précieuse pour authentifier un moteur N1 remonté sur un châssis qui, à l'origine, n'en était peut-être pas équipé — une pratique de remotorisation relativement répandue chez les préparateurs et qu'il convient donc de vérifier plutôt que de simplement prendre pour argent comptant une annonce de vente.

Des teintes d'origine parfois plus rares que la version elle-même

L'identification d'une GT-R passe également par son code couleur d'origine, dont la rareté varie fortement d'une teinte à l'autre au sein d'une même génération. Sur la seule R32, par exemple, la teinte Gun Grey Metallic (code KH2) représente à elle seule 45 % de la production totale, tandis que la teinte Greyish Blue Pearl (code BL0) ne concerne que 141 exemplaires sur les 43 937 R32 construites — un écart de rareté qui peut avoir une incidence directe sur la valeur de collection d'un exemplaire par ailleurs mécaniquement identique à un autre.

Des bases de données communautaires devenues des références de facto

Faute d'un registre officiel exhaustif tenu par Nissan elle-même, ce sont des bases de données communautaires, alimentées et recoupées par des passionnés sur plusieurs décennies, qui font aujourd'hui référence pour vérifier la cohérence d'un numéro de série, d'un code couleur ou d'un chiffre de production par version — la plus fréquemment citée dans les sources consultées pour ce dossier étant GTR-Registry.com, dont les tableaux de numéros de série par génération et par version sont abondamment cités par Wikipédia elle-même pour établir ses propres chiffres de production. Consulter ce type de ressource avant un achat, plutôt que de se fier uniquement aux déclarations d'un vendeur, constitue une précaution de base pour tout acheteur sérieux, tout particulièrement sur les versions les plus rares et donc les plus susceptibles de faire l'objet de reconstitutions ou de confusions, volontaires ou non.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci