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§ 12 · Culture documentation

La saga « Taxi » : un partenariat Besson-Peugeot qui a transformé la 406 en icône

Peugeot 406 · 1995–2004 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le statut culturel le plus marquant de toute la carrière du modèle

Sans doute plus que n'importe quel autre fait de sa carrière, c'est son rôle de véhicule vedette de la saga cinématographique française « Taxi » qui a construit la notoriété populaire durable de la Peugeot 406. Écrite et produite par Luc Besson, réalisée par Gérard Pirès pour le premier volet puis par Gérard Krawczyk à partir du deuxième, la saga met en scène Samy Naceri dans le rôle de Daniel Morales, chauffeur de taxi marseillais fou du volant, aux côtés de Frédéric Diefenthal dans celui de l'inspecteur Émilien. Selon fr.wikipedia.org, c'est la 406 phase 1 qui incarne l'héroïne du premier film (1998), puis la phase 2 pour Taxi 2 (2000) et Taxi 3 (2003) — la 406 laissant ensuite la place à la 407 pour Taxi 4 (2007), point de bascule précisément documenté dans Fin de carrière européenne et succession par la 407.

Un partenariat commercial documenté dans le détail

L'ouvrage d'enquête Luc Besson, l'homme qui voulait être aimé (Geoffrey Le Guilcher, éditions Flammarion), dont StreetPress publie des extraits, détaille les termes économiques précis du partenariat noué entre Besson et Peugeot pour le premier film. Côté Besson, l'accord consiste à mettre la voiture en valeur à l'écran ; côté Peugeot, l'accord se traduit par un chèque compris entre 100 000 et 300 000 euros selon les épisodes, la fourniture de quatre « Beauty cars » (ou « véhicules de jeu ») conduites par Samy Naceri, ainsi qu'une quinzaine de « mulets » — des voitures sorties de chaîne avec des défauts de fabrication, découpées pour les plans en travelling ou détruites lors des scènes de carambolage caractéristiques du style Besson (voir La 406 blanche de « Taxi » : six exemplaires, un vrai V6, et pas de série commerciale officielle pour le détail technique de ces véhicules).

Un carton commercial qui rejaillit sur les ventes de la voiture

Avec un budget de 8 millions d'euros pour plus de 40 millions d'euros de recettes cumulées (une rentabilité de 549 % selon StreetPress), le premier Taxi est un succès commercial retentissant : plus de 6 millions d'entrées en France selon cultureauto.fr, avec un rayonnement international notable en Allemagne et au Japon. Cette réussite profite directement à Peugeot : selon le même livre d'enquête, Besson constate après la sortie du film que les ventes de 406 ont bondi de près de 25 %. Il réclame alors à Peugeot une part sur ce bonus commercial ; le constructeur refuse net, ce qui provoque une brève crise entre les deux partenaires (Besson menaçant de changer de marque pour la suite de la saga) avant que Peugeot ne cède finalement pour Taxi 2, en portant son chèque à 300 000 euros et en fournissant une quinzaine de véhicules supplémentaires.

Une saga qui grandit à chaque épisode

Selon cultureauto.fr, le succès s'amplifie mécaniquement : Taxi 2 (2000) totalise 10,3 millions d'entrées en France, devenant à l'époque le plus grand succès du box-office français, avant Taxi 3 (2003) et ses séquences tournées sur les toits enneigés de Marseille. Ce n'est qu'à partir de Taxi 4 (2007) que la voiture vedette change, remplacée par une Peugeot 407 — un choix qui, selon cultureauto.fr, ne fait pas l'unanimité parmi les fans les plus attachés à l'authenticité de la 406 d'origine.

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Provenance de cette fiche
Site source
streetpress.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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