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§ 13 · Achat administratif

La cote actuelle du Road Runner — un écart considérable entre motorisations

Plymouth Road Runner · 1968–1980 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une base de collection large, dominée par le prestige du nom

Contrairement à la Superbird, produite sur un seul millésime en série limitée (voir 1,65 million de dollars en 2022, 418 000 en 2025 — l'instabilité du marché de la Superbird), le Road Runner « ordinaire » a été produit à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires sur treize ans (voir la chronologie complète des chiffres de production dans les fiches de la section 01-histoire-et-modeles/), ce qui en fait un marché de collection nettement plus large et plus accessible que celui de sa cousine aérodynamique — depuis le coupé 383 d'entrée de gamme, encore abordable pour un budget de restauration modeste, jusqu'aux configurations les plus rares qui atteignent des sommets réservés à une poignée de collectionneurs fortunés.

Le Hemi et le cabriolet, sommets incontestés de la pyramide de valeur

Sans surprise, ce sont les exemplaires équipés du 426 Hemi (voir Le 426 Hemi sur Road Runner (1968-1971) — l'option qui contredit la philosophie « econo ») qui occupent le haut de cette pyramide de valeur, tout particulièrement les rarissimes cabriolets Hemi de 1969-1970 — seulement dix exemplaires en 1969 et trois ou quatre en 1970 selon Wikipédia EN (voir Coupé à montant, hardtop puis cabriolet — l'évolution des carrosseries de la première génération), une rareté extrême qui les place naturellement dans la même catégorie de valeur que les 'Cuda Hemi cabriolet déjà documentées ailleurs dans ce corpus (voir combien-hemi-cuda-cabriolet-1971-vraiment-produites-divergence, dossier plymouth-barracuda/). Le 440 Six Barrel (voir Le 440 Six Barrel (option A12) — le « Hemi du pauvre » de 1969-1970), moins rare et moins onéreux à l'achat à l'époque, occupe aujourd'hui un échelon intermédiaire nettement plus accessible tout en restant recherché.

Un marché volatile, sensible aux cycles économiques généraux

Comme pour l'ensemble du segment muscle car américain documenté dans ce corpus, la cote du Road Runner suit des cycles haussiers et baissiers assez marqués plutôt qu'une progression linéaire : Hagerty Media relève par exemple, pour la Superbird, un pic de valorisation atteint en 2023 suivi d'un repli puis d'une stabilisation, tout en restant nettement au-dessus des niveaux d'avant la période de forte demande liée à la pandémie de Covid-19 — une dynamique de marché qui affecte, dans une mesure comparable si ce n'est identique, l'ensemble des variantes les plus recherchées du Road Runner.

Une décennie de production qui pèse sur la valeur des derniers millésimes

À l'autre extrémité du spectre, les Road Runner de la fin des années 1970, notamment les déclinaisons Volaré les plus tardives et les moins puissantes (voir 1976-1980 — quand le Road Runner devient un simple habillage sur la compacte Volaré), restent des véhicules de collection nettement plus confidentiels et nettement moins valorisés, leur intérêt relevant davantage de la curiosité historique ou nostalgique — pour les amateurs de la toute dernière déclinaison du nom — que d'un quelconque potentiel de performance ou de plus-value comparable à celui des premiers millésimes.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
theclassicvaluer.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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