Ce qu'en disait la presse d'époque — de la déconvenue Hot Rod au titre Motor Trend
Un premier essai calamiteux, révélateur d'une organisation commerciale mal préparée
Le tout premier essai presse de la GTO, publié par Hot Rod dans son numéro de décembre 1963 sous la plume de Ray Brock, tourne à la déconvenue : faute de voiture d'essai disponible au bureau régional de Los Angeles, le responsable de zone propose à Brock la GTO... de son épouse, un cabriolet à moteur de base, boîte automatique et pack de confort complet (jusqu'aux enjoliveurs à fils), soit la version la plus lourde et la moins performante possible. Brock juge sans détour cette voiture inférieure à la Chevrolet Impala SS327 qu'il avait testée peu avant. Cet épisode convainc Jim Wangers de la nécessité, pour Pontiac, de désormais maîtriser strictement le choix des voitures confiées aux journalistes — une leçon appliquée dès le comparatif Car and Driver de mars 1964 (voir Le comparatif Car and Driver de mars 1964 — un coup marketing devenu polémique durable), quitte à verser dans l'excès inverse.
Des critiques récurrentes sur le châssis, saluées par des chronos flatteurs
Sur toute la première génération (1964-1967), la presse spécialisée (Car Life, Motor Trend, Road Test) livre un jugement contrasté mais constant d'une année sur l'autre : légitimement impressionnée par les performances en ligne droite (0-100 km/h en 5,8 à 7 secondes selon la motorisation et la boîte, quart de mile en 14 à 16 secondes), elle pointe sans relâche la direction trop lente et le freinage sous-dimensionné (voir Trains roulants et suspension — de la Tempest héritée aux correctifs de 1970 et Des freins à tambour sous-dimensionnés au disque avant en option (1967)). Car Life teste par exemple en octobre 1967 une GTO Ram Air qui abat le quart de mile en 13,9 secondes à 166 km/h — un chiffre remarquable pour l'époque, obtenu malgré un moteur jugé peu agréable en dessous de 3 000 tr/min et une tenue de route sur route mouillée qualifiée de délicate en raison d'un pont très court.
Le sommet critique de 1968 : le titre Motor Trend Car of the Year
La refonte de carrosserie de 1968, avec son pare-chocs Endura inédit (voir Le pare-chocs Endura (1968) — une innovation matériau devenue argument publicitaire), inverse la tendance critique : Hot Rod salue « la voiture la mieux équilibrée jamais construite par Pontiac », même si Car Life continue de reprocher un avant trop lourd et un sous-virage prononcé. Le millésime remporte malgré tout le très convoité titre de Motor Trend Car of the Year, une reconnaissance rare pour un muscle car face à une concurrence déjà dense (Ford, Dodge, Plymouth, et les rivales internes de General Motors — voir La guerre des muscle cars — l'escalade de puissance des années 1960 déclenchée par la GTO).
Voir aussi
- Le comparatif Car and Driver de mars 1964 — un coup marketing devenu polémique durable
- Trains roulants et suspension — de la Tempest héritée aux correctifs de 1970
- Des freins à tambour sous-dimensionnés au disque avant en option (1967)
- 1968 — carrosserie inédite, pare-chocs Endura et titre de Voiture de l'Année Motor Trend
- Site source
- ateupwithmotor.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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