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§ 09 · Compétition

Le Proton Saga Clubman Cup — course automobile au rabais sur le circuit de Johor

Proton Saga · depuis 1985 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un championnat disputé sur un circuit historique

Loin de son image de voiture de retraités, la première Saga connaît une seconde vie sportive bien vivante dans la Malaisie contemporaine, à travers le « Proton Saga » ou « Clubman Cup », un championnat de course sur circuit disputé sur le Johor Circuit de Pasir Gudang, à environ 300 km de Kuala Lumpur et à proximité immédiate de Singapour. Construit en 1986, ce circuit de 3,86 km est mis aux normes d'homologation FIM dès 1990 et accueille en 1998 le Grand Prix moto du Championnat du monde, avant que cet événement ne soit transféré au circuit de Sepang — le Johor Circuit continuant depuis lors à accueillir des compétitions locales et régionales, dont ce championnat Saga.

Une réglementation qui impose l'authenticité mécanique

Les règles techniques de la série imposent une carrosserie de série intégrale — soit aux pare-chocs acier des exemplaires antérieurs à 1992, soit aux pare-chocs plastique de l'Iswara —, sans aileron ni kit carrosserie ajouté, des jantes de 13 pouces chaussées de pneus imposés, une suspension réglable autorisée, et surtout un moteur 1500 cm³ dont l'aspect extérieur doit rester d'origine : collecteur en fonte non remplacé, carburateur de type SU imposé (voir Du carburateur domestique à l'injection export — un moteur à deux vitesses réglementaires). L'intérieur du moteur, en revanche, peut être librement modifié — arbres à cames à levée et durée accrues, pistons surdimensionnés, et jusqu'à des vilebrequins à décalage angulaire habituellement réservés aux moteurs de rallye WRC.

Des performances surprenantes pour une mécanique quadragénaire

Ces moteurs ainsi préparés développent, selon les mécaniciens de la série, entre 135 et 155 chevaux à la roue. Rapporté à un poids en course d'environ 900 à 950 kg (arceau de sécurité et plein de carburant compris), cela représente un rapport poids/puissance de l'ordre de 170 chevaux par tonne — comparable à celui d'une Subaru Impreza WRX de série britannique (166 chevaux par tonne pour 222 chevaux au moteur). Ce comportement sur circuit reste toutefois délicat à exploiter à la limite : le train arrière à bras tirés, hérité sans modification de la conception d'origine des années 1980, montre alors ses limites (voir Suspension MacPherson et freinage disque-tambour — une mécanique simple, des limites de sécurité assumées).

Une course accessible à moins de 3 500 dollars

Le coût d'entrée dans cette discipline reste dérisoire au regard des standards du sport automobile : environ 1 000 dollars pour l'achat d'une Saga d'occasion en bon état, 1 000 dollars supplémentaires pour la préparation moteur (arbres à cames, alésage, vilebrequin), 500 à 600 dollars pour l'arceau, les jantes et les pneus homologués, et 450 dollars pour un jeu de suspensions réglables — soit un budget total inférieur à 3 500 dollars, droit d'engagement compris. Cette accessibilité entretient une culture de course « jetable », où vingt-cinq à trente voitures s'alignent à chaque manche et où il n'est pas rare qu'une demi-douzaine d'entre elles terminent accidentées, remplacées sans drame par une nouvelle Saga d'occasion pour la course suivante — un miroir amusé et populaire de la réputation de voiture « pour retraités » que la Saga traîne par ailleurs dans l'imaginaire collectif malaisien plus jeune.

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Provenance de cette fiche
Site source
carthrottle.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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