Moteur longitudinal, traction avant — l'architecture générale de la Renault 12
La Renault 12 introduit, pour ce segment de la gamme Renault, une architecture mécanique entièrement nouvelle par rapport à ses devancières R8 et R10 : un moteur monté à l'avant, longitudinalement plutôt que transversalement (à la différence de la plupart des tractions avant plus tardives), entraînant les roues avant via une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports plus une marche arrière, associée à un embrayage monodisque à sec. Cette configuration, désormais associée à la modernité, marque la bascule définitive de Renault vers la traction avant sur l'ensemble de sa gamme de milieu de catégorie.
Un essieu arrière rigide, un choix économique assumé
À rebours de la suspension arrière à roues indépendantes déjà adoptée par la Renault 16, la R12 conserve un essieu arrière rigide à ressorts hélicoïdaux — un choix documenté par plusieurs sources comme une décision délibérée d'économie industrielle plutôt que comme une simplification technique subie, cohérente avec la vocation d'exportation à grande échelle du modèle et la nécessité de limiter les coûts de fabrication et d'entretien sur des marchés aux infrastructures moins développées (voir « Une voiture mondiale » — la stratégie industrielle délibérée derrière la conception de la R12). Cette même architecture de base — moteur longitudinal, traction avant, essieu arrière rigide — sera reprise à l'identique par la Renault 18, sa remplaçante directe, développée sous le nom de code « projet 134 » (voir 1980 — la fin discrète d'une carrière française, le début d'une postérité mondiale).
Une boîte cinq rapports réservée à la Gordini
Alors que la gamme de base de la R12 se contente d'une boîte manuelle à quatre rapports pendant l'essentiel de sa carrière, la version Gordini reçoit d'emblée, dès 1970, une boîte à cinq rapports — un équipement alors nettement plus rare sur ce segment de marché, cohérent avec le caractère plus sportif revendiqué par cette déclinaison (voir Un enterrement plutôt qu'un lancement — la présentation houleuse de la R12 Gordini à Paul Ricard). La transmission automatique à trois rapports, réservée à la version TR, complète cette offre à partir de 1973-1974 (voir L, TL, TS, TR — la hiérarchie des carburateurs et de la transmission automatique sur la R12).
Voir aussi
- Le Cléon-Fonte 1289 cm³ et sa descendance — la gamme moteurs essence de la Renault 12
- Un enterrement plutôt qu'un lancement — la présentation houleuse de la R12 Gordini à Paul Ricard
- L, TL, TS, TR — la hiérarchie des carburateurs et de la transmission automatique sur la R12
- « Une voiture mondiale » — la stratégie industrielle délibérée derrière la conception de la R12
- Site source
- lautomobileancienne.com, en.wikipedia.org, planeterenault.com
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- L, TL, TS, TR — la hiérarchie des carburateurs et de la transmission automatique sur la R12Renault 12 · Moteur
- 1980 — la fin discrète d'une carrière française, le début d'une postérité mondialeRenault 12 · Histoire et modèles
- Le Cléon-Fonte 1289 cm³ et sa descendance — la gamme moteurs essence de la Renault 12Renault 12 · Moteur
- « Une voiture mondiale » — la stratégie industrielle délibérée derrière la conception de la R12Renault 12 · Histoire et modèles
- Un enterrement plutôt qu'un lancement — la présentation houleuse de la R12 Gordini à Paul RicardRenault 12 · Gordini