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§ 01 · Histoire et modèles

1980 — la fin discrète d'une carrière française, le début d'une postérité mondiale

Renault 12 · 1969–1980 · 3 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Une transition en douceur avec la Renault 18

Présentée dès mars 1978 au Salon de Genève, la Renault 18 — développée sous le nom de code « projet 134 » directement sur la base mécanique de la R12 (moteur longitudinal, traction avant, essieu arrière rigide) — est conçue pour prendre sa succession. Plutôt qu'un remplacement brutal, les deux modèles cohabitent au catalogue Renault pendant environ deux ans, une transition en douceur qui permet à la Régie de gérer la fin de vie commerciale de la R12 sans rupture d'approvisionnement pour son réseau. La production française de la Renault 12 s'arrête définitivement en 1980, un peu plus de dix ans après son lancement.

Une fin de carrière qui ne concerne que la France

Ce retrait du catalogue français ne marque en rien la fin de la carrière du modèle à l'échelle mondiale. Au moment même où la dernière R12 quitte les chaînes françaises, la production se poursuit à plein régime dans plusieurs pays sous licence : en Roumanie, où la Dacia 1300/1310 reste commercialisée jusqu'en 2004 (voir La Dacia 1300 — quand la licence roumaine a devancé la voiture française elle-même) ; en Turquie, où la production Oyak-Renault se poursuit jusqu'en 1999-2000 sous le nom Renault 12 Toros (voir Trente ans à Bursa — la Renault 12 devenue Toros, seul produit d'Oyak-Renault jusqu'en 1985) ; en Argentine, où la R12 reste produite jusqu'en 1994 (voir Leader du marché argentin — la carrière exceptionnelle de la R12 à l'usine de Santa Isabel). Au total, la carrière internationale de la plateforme R12 s'étend ainsi sur plus de trente-cinq ans, très largement au-delà de sa carrière française proprement dite.

Un chiffre de production mondiale qui varie fortement selon les sources

Établir un total de production mondiale précis pour l'ensemble de la lignée R12 relève de l'exercice délicat : les sources consultées pour ce dossier avancent des chiffres sensiblement différents selon la période et le périmètre géographique retenus — 2,5 millions d'exemplaires selon une source, plus de 4 millions selon plusieurs autres (dont un chiffre précis de 4 090 629 unités cité par au moins deux sources indépendantes), et jusqu'à « plus de 5,3 millions » selon une troisième source qui semble intégrer l'ensemble de la production Dacia dérivée. Cette divergence, documentée en détail dans sources/verification-croisee.md, tient vraisemblablement à des choix méthodologiques différents (inclusion ou non de la lignée Dacia 1300/1310, des dérivés utilitaires, de la production sous licence la plus tardive en Turquie et en Argentine) plutôt qu'à une erreur factuelle d'une source en particulier.

Une des plateformes Renault les plus construites de l'histoire

Quel que soit le chiffre exact retenu, la convergence de toutes les sources consultées sur un total dépassant plusieurs millions d'exemplaires, produits dans plus d'une dizaine de pays sur trois continents et sur une période de plus de trois décennies, place la plateforme technique de la Renault 12 — berline, break, Gordini, et l'ensemble de ses déclinaisons construites sous licence, au premier rang desquelles la lignée Dacia 1300/1310 (2 278 691 exemplaires à elle seule, voir La Dacia 1300 — quand la licence roumaine a devancé la voiture française elle-même) — parmi les architectures automobiles les plus largement diffusées jamais produites par Renault, aux côtés de la 4L et, plus tard, de la Clio. Ce succès industriel mondial, largement invisible depuis la seule perspective du marché français où le modèle a quitté le catalogue dès 1980, constitue l'un des angles les plus méconnus de l'histoire de la Renault 12.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, fr.wikipedia.org, lautomobileancienne.com, secret-classics.com
Date d'extraction
16 sept. 2026
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