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§ 02 · Moteur

L, TL, TS, TR — la hiérarchie des carburateurs et de la transmission automatique sur la R12

Renault 12 · 1969–1980 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

La gamme française de la Renault 12 se distingue moins par des motorisations radicalement différentes que par une hiérarchie fine de carburateurs, d'équipements et, en toute fin d'évolution, par l'arrivée d'une transmission automatique — une logique de segmentation commerciale plus que technique, cohérente avec la philosophie de simplicité mécanique voulue dès l'origine du modèle (voir Le projet 117 — comment la Renault 12 devait remplacer à la fois la R8 et la R10).

L et TL, la base du catalogue

Les versions L et TL, disponibles dès le lancement de 1969, partagent le même moteur de base à carburateur simple corps (1 289 cm³, 54 à 60 chevaux DIN selon les sources et les années), la différence entre les deux tenant essentiellement à l'équipement intérieur et aux finitions plutôt qu'à la mécanique proprement dite.

TS, le double corps pour plus d'agrément

Introduite en juillet 1972, la version TS reçoit un carburateur à double corps qui porte la puissance du même bloc 1 289 cm³ à environ 60-68 chevaux selon les sources, associé à des freins assistés — une évolution pensée pour combler l'écart entre la gamme de base et la Gordini, nettement plus sportive et plus chère (voir Un enterrement plutôt qu'un lancement — la présentation houleuse de la R12 Gordini à Paul Ricard).

TR, la boîte automatique électronique

À partir de 1973-1974, la Renault 12 TR introduit une boîte automatique à trois rapports à commande électronique — une motorisation encore relativement rare sur ce segment de marché en Europe à cette période. Cette version TR illustre la volonté de Renault de proposer, au sein d'une même plateforme technique par ailleurs pensée pour la simplicité et l'exportation à grande échelle, une offre suffisamment large pour couvrir des profils de clientèle très différents, de l'acheteur économe à la recherche d'un simple moyen de transport jusqu'à une clientèle plus exigeante en matière de confort de conduite.

Une hiérarchie qui reste, en définitive, secondaire face à la question de la carrosserie

Contrairement à d'autres modèles de la période où le choix de motorisation structure fortement l'identité commerciale du véhicule, la littérature spécialisée consultée pour ce dossier tend à accorder moins d'importance à cette hiérarchie de carburateurs qu'au choix fondamental de carrosserie (coffre classique berline contre break, voir Un vrai coffre plutôt qu'un hayon — le choix de carrosserie à contre-courant de la R12) ou qu'à la version Gordini, nettement plus documentée et plus commentée par les sources disponibles.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
klassiekerweb.nl, en.wikipedia.org, lautomobileancienne.com
Date d'extraction
16 sept. 2026
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