La suspension à quatre roues indépendantes de la Renault 16
Architecture
La Renault 16 est dotée d'une suspension à quatre roues indépendantes, combinant deux technologies de barres de torsion selon le train concerné :
- À l'avant : barres de torsion longitudinales.
- À l'arrière : barres de torsion transversales, une par roue, disposées l'une devant l'autre plutôt que sur le même axe — la cause directe du fameux empattement asymétrique du modèle (voir la fiche dédiée L'empattement asymétrique de la Renault 16 — 2 650 mm à droite, 2 720 mm à gauche pour les chiffres exacts et l'explication technique complète).
Cette architecture prolonge et généralise, à l'échelle d'une berline de gamme supérieure, la philosophie de suspension à grand débattement déjà mise en œuvre par Renault sur la 4L en 1961, elle-même dans la continuité de l'esprit « grand confort » popularisé par la Citroën 2CV.
Une réputation de confort, nuancée par une tenue de route perfectible
Toutes les sources consultées s'accordent sur le point fort de cette suspension : un confort remarquable, capable d'absorber sans sourciller les revêtements dégradés du réseau routier secondaire français des années 1960-1970 — un argument de vente central de la R16 et l'un des facteurs qui lui vaudront le titre de voiture de l'année 1966 (voir La Renault 16, voiture de l'année 1966 — la troisième édition d'un trophée encore jeune).
Ce confort a toutefois une contrepartie, documentée avec une franchise notable par Wikipédia : la R16 est décrite comme dotée d'une tenue de route seulement « acceptable », la caisse se couchant sensiblement en virage (roulis prononcé) — un défaut classique des architectures privilégiant le débattement et le confort sur la rigidité en appui. Ce même article relève par ailleurs un freinage perfectible sur les premières versions (voir L'évolution du freinage sur la Renault 16 — disques avant, tambours arrière, puis double circuit), sans que cela n'empêche la presse et le public de l'époque de saluer la voiture pour son équilibre général — une nuance utile à conserver face au récit parfois univoque de « révolution automobile » que l'on trouve dans certains articles de vulgarisation.
Une filiation revendiquée
L'architecture de suspension arrière de la R16 (barres de torsion transversales décalées) n'est pas propre à ce modèle : elle est directement héritée de la Renault 4 (1961) et sera reconduite à l'identique sur la Renault 6 — un choix technique cohérent d'une génération de modèles Renault à traction avant conçus par les mêmes équipes d'ingénierie sur une période resserrée (voir L'empattement asymétrique de la Renault 16 — 2 650 mm à droite, 2 720 mm à gauche pour la comparaison chiffrée avec la 4L, et La suspension à barres de torsion décalées — la particularité technique la plus célèbre de la 4L dans le corpus renault-4l/).
Voir aussi
- Site source
- fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), newsdanciennes.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- La suspension à barres de torsion décalées — la particularité technique la plus célèbre de la 4LRenault 4 / 4L · Freins trains pneus
- Au volant d'une Renault 16 TL 1976 — confort et facilité avant toutRenault 16 · Conduite
- L'évolution du freinage sur la Renault 16 — disques avant, tambours arrière, puis double circuitRenault 16 · Freins trains pneus
- La Renault 16, voiture de l'année 1966 — la troisième édition d'un trophée encore jeuneRenault 16 · Culture documentation
- L'empattement asymétrique de la Renault 16 — 2 650 mm à droite, 2 720 mm à gaucheRenault 16 · Freins trains pneus