Les moteurs Diesel de la Mégane — du premier dCi maison au bi-turbo dérivé de la F1
Mégane I : l'entrée dans l'ère du common rail
Au lancement, la gamme Diesel de la Mégane I reprend des blocs 1,9 litre de « moteur F » déjà vus sur la Renault 19 : le 1,9 D atmosphérique (65 ch), le 1,9 dT turbocompressé (95 ch) et le 1,9 dTi à injection indirecte (100 à 110 ch selon les phases). La phase 2, à partir de 1999, voit l'arrivée de l'un des tout premiers moteurs Diesel à rampe commune (« common rail ») de Renault, le 1,9 dCi (F9QT, 120 ch) — une adaptation à injection haute pression du 1,9 dTi existant, qui marque une étape technologique majeure pour la marque au losange sur ce type de motorisation.
Mégane II : l'arrivée du petit 1,5 dCi
La deuxième génération élargit la gamme vers le bas avec l'introduction du 1,5 dCi (K9K), décliné de 80 à 105 ch selon les millésimes et les niveaux de dépollution, aux côtés du 1,9 dCi désormais porté à 130 ch lors du restylage de 2006. Un 2,0 dCi (M9R) de 150 ch complète le haut de gamme, avant d'atteindre 175 ch sur la déclinaison Renault Sport (voir Mégane II RS (2004-2008) — de la première RS au record du Nürburgring avec la R26-R).
Mégane III : le downsizing du 1,6 dCi R9M
À partir du début des années 2010, le vénérable 1,9 dCi est remplacé par un nouveau bloc 1,6 dCi (R9M) de 130 ch, conçu selon une logique de downsizing destinée à réduire consommation et émissions de CO2. Ce moteur introduit plusieurs technologies inédites chez Renault : vanne EGR basse pression, culasse à 16 soupapes, thermomanagement perfectionné, pompe à huile à cylindrée variable, swirl variable — et il s'agit de la toute première application du système Stop & Start sur un moteur Renault. Le 1,5 dCi (K9K, 85 à 110 ch) reste au catalogue en entrée de gamme, tandis que le 2,0 dCi (M9R, 150 à 165 ch) complète l'offre haut de gamme.
Mégane IV : le bi-turbo inspiré de la Formule 1
La quatrième génération porte cette logique de miniaturisation à son terme avec le 1,6 Energy dCi 165 Twin Turbo (R9M Bi-turbo), premier moteur Diesel 1,6 litre de Renault à double suralimentation. Deux turbocompresseurs montés en série se relaient selon le régime moteur : un petit turbo assure jusqu'à 90 % du couple maximal dès 1 500 tr/min, tandis qu'un second turbo prend le relais à plus haut régime pour atteindre 165 ch et 380 N m, soit un rendement annoncé de 100 ch par litre de cylindrée. Renault revendique pour ce bloc, fabriqué à l'usine de Cléon, une filiation directe avec des technologies issues de son activité en Formule 1 (refroidissement, réduction des frottements), pour une consommation réduite d'environ 25 % et un poids inférieur de 20 kg par rapport à l'ancien 2,0 dCi 175 ch qu'il remplace. Ce même bloc équipe également les Renault des segments D et E de la période (Laguna, Latitude, Espace). Le 1,5 dCi (K9K, 90 à 115 ch) reste disponible en entrée de gamme, rejoint en 2018 par un 1,7 dCi (R9N, 150 ch) ; les motorisations Diesel adoptent le système de dépollution SCR-AdBlue à partir du second semestre 2018.
Voir aussi
- Les moteurs essence de la Mégane — de l'héritage Energy/K/F au downsizing turbo · Mégane I — finitions, motorisations et carrière à l'export (1995-2003 et au-delà) · Mégane II RS (2004-2008) — de la première RS au record du Nürburgring avec la R26-R · Mégane IV (2015) — dernière génération purement thermique, jusqu'à l'arrêt de 2024
- Site source
- fr.wikipedia.org (ensemble des articles par génération)
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- Mégane II RS (2004-2008) — de la première RS au record du Nürburgring avec la R26-RRenault Mégane · Compétition
- Les moteurs essence de la Mégane — de l'héritage Energy/K/F au downsizing turboRenault Mégane · Moteur
- Mégane IV (2015) — dernière génération purement thermique, jusqu'à l'arrêt de 2024Renault Mégane · Histoire et modèles
- Mégane I — finitions, motorisations et carrière à l'export (1995-2003 et au-delà)Renault Mégane · Histoire et modèles