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§ 04 · Motorisations

Une politique moteur à contre-courant du segment : Rolls-Royce n'a proposé aucun moteur plus petit que le V12 depuis 2003

Rolls-Royce Cullinan · depuis 2018 · 2 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Un contraste net avec l'ensemble de ses rivaux directs du segment SUV de luxe

Le Cullinan partage son segment (SUV de très grand luxe) avec des rivaux qui, eux, déclinent systématiquement leur offre motrice vers le bas : le Bentley Bentayga propose un V8 biturbo et une hybride rechargeable V6 aux côtés de son ancien W12 (voir le dossier bentley-bentayga/04-motorisations/), le Lamborghini Urus repose sur un V8 biturbo d'origine groupe Volkswagen y compris en version hybride rechargeable Urus SE (voir lamborghini-urus/04-motorisations-et-transmission/), et l'Aston Martin DBX utilise un V8 biturbo d'origine Mercedes-AMG. Le Cullinan, lui, ne propose et n'a jamais proposé qu'une seule motorisation : le V12 6,75 litres biturbo, décliné uniquement en deux calibrations de puissance (standard et Black Badge), sans jamais de V8, de six-cylindres ni d'hybride rechargeable à ce jour (voir toutefois Le Spectre (2023), première Rolls-Royce électrique : un jalon de gamme qui ne concerne pas (encore) directement le Cullinan pour la question distincte d'une future version électrique).

Une politique héritée de l'ensemble de la gamme moderne, pas propre au seul Cullinan

Cette absence de déclinaison motrice n'est pas une singularité du Cullinan mais une politique appliquée à toute la gamme Rolls-Royce contemporaine : la Phantom et la Ghost actuelles reposent sur le même principe d'un unique V12 6,75 litres, sans alternative plus modeste au catalogue. Cette politique remonte à l'introduction du moteur BMW N73 sur la Phantom VII en 2003, au moment même de l'indépendance industrielle complète de la marque sous BMW (voir Rolls-Royce Motor Cars depuis 2003 : filiale à 100 % de BMW, sous licence du nom détenu par Rolls-Royce Holdings plc) — succédant lui-même au moteur M73 qui équipait la Silver Seraph durant la période de transition 1998-2003. Début 2026, la presse spécialisée moteur rapporte que BMW prévoit de maintenir ce V12 en production malgré le durcissement des normes européennes Euro 7, un choix présenté comme un engagement de marque plutôt que comme une simple contrainte réglementaire temporaire.

Une nuance historique à ne pas perdre de vue

Cette politique de moteur unique ne doit pas être généralisée à l'ensemble de l'histoire de Rolls-Royce : à ses tout débuts (1904-1905), la marque a bien proposé des automobiles à moteurs plus modestes — deux, trois et quatre cylindres — avant d'adopter, sous l'influence de Henry Royce, une philosophie du modèle unique incarnée ensuite par la lignée des Silver Ghost. Plus tard, entre les années 1950 et 2020, un V8 (le « L-Series », développé dans les années 1950) a longtemps cohabité avec le V12 dans la gamme Bentley/Rolls-Royce, avant de disparaître progressivement au profit du seul V12 sur les Rolls-Royce modernes. Le constat de cette fiche porte donc spécifiquement sur l'ère BMW contemporaine (depuis 2003), pas sur l'intégralité du plus de cent vingt ans d'histoire de la marque.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; bmwblog.com
Date d'extraction
14 sept. 2026
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