Carburation Cobra — Holley 4 corps de série, Weber 48 IDA en compétition
Le Holley, standard de la voiture de route
Sur la quasi-totalité des Cobra vendues pour la route, la carburation repose sur un simple carburateur Holley 4 corps, dimensionné selon la cylindrée et la préparation : un modèle de 780 CFM sur le 427 « standard » de la Mk3 (voir Le 427 FE « side oiler » — le gros bloc qui a donné son mythe à la Cobra), remplacé par deux Holley de 600 CFM sur la Shelby GT500 1967 (voir Le 428 de la GT500 — du « Police Interceptor » 1967 au Cobra Jet du GT500KR 1968). Ce choix privilégie la simplicité d'entretien et la disponibilité des pièces détachées chez n'importe quel concessionnaire Ford — cohérent avec la philosophie initiale de Shelby, qui voulait une sportive européenne réparable dans n'importe quel garage de campagne américain.
Le Weber 48 IDA, réservé à la compétition pure
Pour les versions engagées en épreuves d'endurance internationales, en revanche, Shelby American se tourne vers le carburateur italien Weber 48 IDA, monté par batteries de quatre unités à double corps sur les moteurs les plus poussés — une solution nettement plus onéreuse et plus délicate à régler qu'un simple Holley, mais capable d'une réponse et d'une répartition de mélange bien supérieures à haut régime prolongé, condition sine qua non pour tenir un rythme de course sur 12 ou 24 heures. C'est cette même architecture à quatre carburateurs Weber 48 IDA que l'on retrouve, quelques années plus tard, sur le V8 302 ci du Ford GT40 Mk I victorieux au Mans en 1968 sous les couleurs Gulf de John Wyer Automotive (voir 1968-1969 — les deux dernières victoires du GT40 au Mans ne doivent plus rien à Shelby American) — une continuité technique directe entre la Cobra de compétition et le programme GT40, entretenue par les mêmes préparateurs et les mêmes fournisseurs.
Un choix qui distingue nettement route et compétition
Cette dualité de carburation — Holley pour la route, Weber pour la piste — se retrouve également, dans une moindre mesure, sur la préparation Shelby de la Mustang GT350 (voir Le 289 HiPo façon Shelby — collecteur « Cobra hi-riser » et échappements Tri-Y sur la GT350), où le passage au Holley 4 corps de plus grande capacité (715 puis 725 CFM) suffit néanmoins à satisfaire le cahier des charges routier et SCCA sans recourir à une carburation multiple plus complexe, contrairement aux Cobra et GT40 engagées au plus haut niveau international.
Voir aussi
- Le 427 FE « side oiler » — le gros bloc qui a donné son mythe à la Cobra
- Le 428 de la GT500 — du « Police Interceptor » 1967 au Cobra Jet du GT500KR 1968
- 1968-1969 — les deux dernières victoires du GT40 au Mans ne doivent plus rien à Shelby American
- Le 289 HiPo façon Shelby — collecteur « Cobra hi-riser » et échappements Tri-Y sur la GT350
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/AC_Cobra ↗
- Le 289 HiPo façon Shelby — collecteur « Cobra hi-riser » et échappements Tri-Y sur la GT350Shelby Cobra & Shelby Mustang · Moteur
- Le 428 de la GT500 — du « Police Interceptor » 1967 au Cobra Jet du GT500KR 1968Shelby Cobra & Shelby Mustang · Moteur
- 1968-1969 — les deux dernières victoires du GT40 au Mans ne doivent plus rien à Shelby AmericanShelby Cobra & Shelby Mustang · Compétition
- Le 427 FE « side oiler » — le gros bloc qui a donné son mythe à la CobraShelby Cobra & Shelby Mustang · Moteur
- 1968-1969 — les deux dernières victoires du GT40 au Mans ne doivent plus rien à Shelby AmericanShelby Cobra & Shelby Mustang
- Le 428 de la GT500 — du « Police Interceptor » 1967 au Cobra Jet du GT500KR 1968Shelby Cobra & Shelby Mustang
- Le 289 HiPo façon Shelby — collecteur « Cobra hi-riser » et échappements Tri-Y sur la GT350Shelby Cobra & Shelby Mustang