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§ 06 · Freins trains pneus

Freins et suspension de la GT350 1965 — barres anti-tramping et freins empruntés à la Galaxie

Shelby Cobra & Shelby Mustang · 1962–1967 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le problème du couple mal maîtrisé sur une caisse légère

Une Mustang de série équipée d'un V8 haute performance et engagée en compétition rencontre un défaut classique : sous une accélération franche, l'essieu arrière rigide a tendance à se déplacer légèrement d'avant en arrière sous l'effet du couple transmis (phénomène dit de « wheel hop » ou « axle tramp »), nuisant à la fois à la motricité et à la tenue de route. Pour corriger ce défaut sur les tout premiers exemplaires 1965, Shelby American installe des barres de réaction dites « over-rider » ainsi que des bras en A repositionnés — un renfort purement mécanique, sans électronique d'aucune sorte, à l'image de toute la préparation Shelby de cette génération (voir La GT350 1965 — cahier des charges d'une Mustang transformée en voiture de circuit).

Des freins empruntés à un modèle bien plus lourd

Pour encaisser les décélérations répétées d'un usage circuit, Shelby American n'invente rien mais recycle intelligemment des pièces déjà éprouvées ailleurs dans la gamme Ford : les tambours arrière proviennent directement de la Ford Galaxie, un modèle nettement plus lourd que la Mustang, et reçoivent des garnitures métalliques plus résistantes à l'échauffement que les garnitures organiques d'origine ; à l'avant, la voiture reçoit des disques Kelsey-Hayes. Cette combinaison, disproportionnée par rapport au poids réel de la Mustang, offre une marge de sécurité et une résistance à la surchauffe bien supérieures à celles d'une Mustang V8 de série.

Des évolutions abandonnées dès le millésime suivant

Plusieurs de ces solutions de 1965, jugées trop radicales ou trop coûteuses face à une clientèle de plus en plus tournée vers un usage routier quotidien, disparaissent dès le millésime 1966 : les barres de réaction « over-rider » sont supprimées, de même que la relocalisation de la batterie dans le coffre (adoptée puis abandonnée dès 1965 en cours d'année, à la suite de plaintes concernant des émanations de gaz dans l'habitacle) — deux exemples concrets de la dérive progressive de la GT350 vers davantage de confort, documentée plus largement dans ce dossier (voir Identifier une GT350 par sa couleur — du blanc unique de 1965 à la palette élargie de 1966).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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