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§ 07 · Carrosserie

La Felicia, un physique nettement plus séduisant que la berline dont elle dérive

Škoda Octavia (1959-1971) et Felicia · 1959–1971 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Bien que technique­ment très proche de la berline Octavia — même châssis-poutre central, mêmes motorisations, même architecture générale (voir Le châssis-poutre central Škoda — une architecture distincte de celle de Tatra) —, la Felicia présente une silhouette radicalement différente, pensée dès l'origine pour séduire une clientèle occidentale en quête d'élégance plutôt que la clientèle utilitaire visée par la berline (voir la genèse de ce choix dans De l'initiative des ouvriers de Kvasiny au cabriolet 450 (1956-1958)).

Un cabriolet 2+2 aux lignes travaillées

La Felicia se présente comme un cabriolet deux places avant et deux places d'appoint à l'arrière (2+2), aux ailes arrondies et à la ceinture de caisse basse, capable d'accueillir cinq passagers selon la fiche commerciale d'origine. Sa capote en toile repliable est complétée, à partir d'août 1960, par un hard-top amovible en plastique renforcé de fibre de verre — une option assez sophistiquée pour l'époque, qu'une équipe de deux personnes entraînées pouvait installer ou retirer en une vingtaine de minutes.

Certains commentateurs contemporains ont relevé, dans les commentaires publiés en marge d'articles rétrospectifs, des ressemblances avec plusieurs codes stylistiques américains de la période (ailes avant rappelant certains modèles Plymouth ou Mercedes du milieu des années 1950, ailerons arrière évoquant certains modèles Hudson) : ces rapprochements relèvent toutefois de l'appréciation subjective de commentateurs amateurs plutôt que d'une source de conception documentée, et sont signalés ici à titre purement indicatif, sans validation par une source technique.

Une évolution stylistique parallèle à celle de la berline

Comme l'Octavia, la Felicia reçoit en mars 1961 un restylage : calandre plus affirmée, ailes arrière relevées dotées de feux en forme de goutte d'eau, trappe à carburant déverrouillable depuis l'habitacle. Voir le détail complet de cette évolution dans Felicia Super et fin de série (1961-1964) — 14 863 exemplaires au total.

Un contraste assumé par le constructeur lui-même

Le contraste entre les deux carrosseries n'est pas un simple hasard de style : il correspond à une stratégie commerciale assumée par Škoda, qui destine la Felicia en priorité aux marchés d'exportation occidentaux (États-Unis compris, voir Vendre une voiture « communiste » en pleine guerre froide américaine (1957-1967)) tout en réservant les berlines et les breaks, esthétiquement plus conventionnels, à un usage plus utilitaire et à une diffusion plus large, y compris sur le marché intérieur tchécoslovaque. Ce choix explique en partie pourquoi la Felicia, produite à seulement 14 863 exemplaires toutes versions confondues (voir Felicia Super et fin de série (1961-1964) — 14 863 exemplaires au total) contre 360 000 Octavia toutes carrosseries confondues, jouit aujourd'hui d'un statut de collection nettement plus recherché que la berline dont elle dérive pourtant directement (voir La Felicia aujourd'hui — une rareté de collection recherchée, à la différence de la berline).

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Provenance de cette fiche
Site source
Curbside Classic et Škoda Storyboard
Date d'extraction
13 sept. 2026
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