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§ 01 · Histoire et modèles

De l'initiative des ouvriers de Kvasiny au cabriolet 450 (1956-1958)

Škoda Octavia (1959-1971) et Felicia · 1959–1971 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La genèse de la Felicia ne commence pas en 1959, mais remonte à une initiative locale des équipes de l'usine de Kvasiny, déjà identifiée dans ce corpus comme le site historiquement chargé par Škoda des modèles spéciaux et des séries limitées (voir, dans le dossier consacré à la génération suivante, le témoignage d'un ouvrier de cette même usine : temoignage-ouvrier-kvasiny-felicia-cabriolet).

Une tradition de carrosseries ouvertes interrompue puis relancée

Depuis la toute première voiture sortie de Mladá Boleslav, la L&K Voiturette A de 1905, Škoda avait quasiment toujours proposé au moins un modèle à carrosserie ouverte — jusqu'à l'arrêt de la Škoda 1101/1102 « Tudor » en 1952, qui marque le début d'une parenthèse sans cabriolet au catalogue. C'est dans ce contexte que les employés de l'usine de Kvasiny développent, de leur propre initiative et sans qu'il s'agisse d'un programme officiel de la direction, la Škoda 440 Export : une version présentée au Centre des expositions de Brno en septembre 1956, construite sur la base de la berline deux portes 440 « Spartak » (voir Genèse — de la commande d'État de 1952 aux Škoda 440/445/450 « Spartak »), alors toute nouvelle elle-même.

Cette initiative donne lieu à plusieurs prototypes supplémentaires, puis à une « série de présentation » de dix exemplaires construits en 1957. Fort de cet accueil, Škoda officialise le projet et présente, en septembre 1958, la version définitive de série : le 450 Cabriolet, dont les premières livraisons aux clients suivent rapidement. Selon une communication ultérieure du constructeur, la production de ce modèle de transition serait restée limitée à environ un millier d'exemplaires sur la période 1958-1959, avant que le nom Felicia ne prenne le relais (voir Felicia — lancement à Genève et Leipzig, consécration inattendue à New York (1959)).

Une voiture pensée dès l'origine pour l'exportation

Contrairement aux berlines et aux breaks de la même famille, le cabriolet 450 puis la Felicia qui lui succède restent des voitures rares sur le marché intérieur tchécoslovaque : leur vocation, assumée par le constructeur lui-même, est avant tout d'apporter une image de prestige et de modernité aux gammes Škoda destinées à l'exportation vers l'Ouest — un rôle à mettre en regard du succès commercial, nettement plus tardif dans la décennie, du cabriolet Felicia auprès d'une clientèle et d'un concessionnaire ouest-allemands (voir à nouveau le témoignage déjà présent dans le dossier consacré à la génération suivante : temoignage-ouvrier-kvasiny-felicia-cabriolet).

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Provenance de cette fiche
Site source
Škoda Storyboard
Date d'extraction
13 sept. 2026
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