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§ 09 · Conduite

L'essai fondateur de Road & Track (1968) — la première Corolla vue par la presse américaine

Toyota Corolla · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le contexte de l'essai

Le magazine américain Road & Track teste l'une des toutes premières Corolla E10 importées aux États-Unis, peu après le début de la commercialisation en avril 1968 (voir Corolla E10 (1966-1970) — la première génération). Le titre choisi par le magazine pour son article, un brin ambigu (« d'une utilité admise comme limitée pour la conduite aux États-Unis »), sera largement démenti par les faits : la Corolla se révèle en réalité tout aussi capable que la Volkswagen Coccinelle de suivre les rythmes de circulation américains, pour un tarif inférieur (environ 1 650 dollars, contre un tarif Coccinelle plus élevé à l'époque).

Les mesures et impressions relevées

  • Moteur K de 1 077 cm³ et 60 ch, jugé modeste selon les standards américains mais tout de même 7 ch de plus que la Coccinelle.
  • 0 à 60 mph (≈ 97 km/h) en 17 secondes — plus rapide que la Coccinelle contemporaine, alors créditée d'environ 20 secondes sur le même exercice.
  • Une résonance sonore (« boom ») apparaissant au-delà de 4 200 tr/min, correspondant à environ 63 mph (101 km/h) en quatrième — un défaut jugé courant sur la plupart des petites cylindrées de l'époque, la Coccinelle y échappant grâce à l'équilibrage propre de son moteur à plat, mais souffrant en contrepartie du bruit de sa soufflante de refroidissement.
  • Boîte de vitesses et embrayage salués comme des points forts, sollicités fréquemment compte tenu du caractère du moteur.
  • Tenue de route qualifiée d'« amusante », un comportement neutre en courbe dans la quasi-totalité des configurations, pour un poids à vide très contenu de 1 640 livres (environ 744 kg).
  • Finition et qualité de fabrication jugées remarquables : peinture « sans défaut », sellerie de bonne facture malgré une présentation qualifiée de « sobre », et une liste d'équipements de série jugée impressionnante pour la catégorie — bouchon de réservoir verrouillable, pneus à flancs blancs, enjoliveurs de roue complets, allume-cigare, et essuie-glace à deux vitesses.
  • Conclusion du magazine, résumée en une phrase : une voiture « bien conçue, bien finie, assez confortable, très silencieuse, particulièrement soignée dans sa présentation et amusante à conduire sportivement... bruyante au-delà de 63 mph ».

Une anecdote de couleurs révélatrice du soin apporté au marketing

Les teintes de carrosserie proposées pour cette première génération portent des noms empruntés à la mythologie grecque — Aphrodite et Pan pour les blancs, Junon, Arès et Athéna pour les gris, Pluton pour le beige, Sélène pour le jaune, Hélios et Apollon pour les rouges, Diane et Tantale pour l'olive et le vert, Zeus et Dioné pour les bleus, Neptune pour le turquoise — un habillage commercial raffiné, contrastant avec l'image encore balbutiante de l'automobile japonaise sur le marché américain de la fin des années 1960.

Une réputation de fiabilité qui s'est construite dans la durée

Les témoignages rassemblés en commentaires de cette republication en 2022 convergent sur un point que l'essai de 1968 ne pouvait pas encore mesurer : la réputation de fiabilité mécanique de la Corolla s'est construite sur plusieurs décennies d'usage réel plutôt qu'en un seul essai, avec toutefois un revers largement corroboré — une résistance à la corrosion nettement moins bonne que la longévité mécanique elle-même, un défaut classique des automobiles japonaises de cette génération sur les marchés utilisant le sel de déneigement.

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Provenance de cette fiche
Site source
curbsideclassic.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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