Roues à rayons ou jantes en tôle — un débat esthétique et pratique
Comme pour beaucoup de roadsters britanniques de cette génération, la question de savoir s'il faut chausser une Spitfire ou une GT6 de roues à rayons (« wire wheels ») plutôt que de conserver ses jantes en tôle ou ses jantes sport type Minilite revient régulièrement sur le forum The Triumph Experience — sans qu'aucun camp n'y ait jamais définitivement convaincu l'autre.
Le réquisitoire concis des détracteurs
Interrogés sur les inconvénients des roues à rayons, plusieurs contributeurs expérimentés résument leur position en une poignée de mots : plus faibles, plus lourdes, plus chères, plus difficiles à nettoyer, et exigeant une expertise particulière pour leur entretien — un jugement sans appel qui n'empêche cependant pas nombre d'entre eux de reconnaître, dans la foulée, qu'elles « ont vraiment de la classe ».
La défense passionnée d'un propriétaire de 55 ans d'expérience
À l'opposé, un propriétaire roulant en roues à rayons depuis 55 ans conteste point par point chacun de ces reproches : la fragilité ne serait un problème réel qu'en usage circuit soumis à de fortes contraintes de torsion, sans incidence sur un usage routier normal ; l'écart de poids (autour de 7,2 kg contre 6,3 kg pour une jante en tôle équivalente) reste comparable à d'autres choix « à l'ancienne » assumés sur ces véhicules (allumeur plutôt qu'allumage électronique, carburateur plutôt qu'injection, dynamo plutôt qu'alternateur — voir Diagnostiquer le circuit de charge et l'alternateur avant de le remplacer) ; et l'entretien, en cinquante-cinq ans de pratique personnelle, ne lui a jamais imposé la moindre reprise de rayon.
Un point de convergence : privilégier le montage sans chambre à air
Sur un point au moins, l'ensemble des contributeurs s'accorde : mieux vaut investir dans des jantes à rayons conçues pour le montage sans chambre à air (« tubeless ») plutôt que dans le montage traditionnel avec chambre, en raison d'un inconvénient pratique bien réel — la plupart des centres de montage de pneus modernes refusent désormais de travailler sur des roues à rayons, faute d'équipement adapté, ce qui transforme la moindre crevaison en chantier à faire soi-même avec un démonte-pneu manuel et un appareil d'équilibrage à bulle.
Une question de génération de carrosserie, pas seulement de goût
Un restaurateur expérimenté, actuellement engagé dans la restauration d'une GT6, apporte une nuance intéressante : à ses yeux, les roues à rayons conviennent mieux esthétiquement aux carrosseries chromées des premières générations qu'aux Spitfire et GT6 les plus tardives, sur lesquelles il préfère personnellement les jantes en tôle d'origine avec leur enjoliveur chromé, jugées plus fidèles à l'époque de fabrication du véhicule.
Voir aussi
- Site source
- triumphexp.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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