La Triumph Spitfire 4 / Mark I (1962-1964)
La version de série change très peu par rapport au prototype de Michelotti (voir La genèse de la Triumph Spitfire — le projet « Bomb » retrouvé sous une bâche) : le pare-chocs pleine largeur du prototype cède la place à deux demi-pare-chocs galbés à chaque angle, munis de butoirs. La carrosserie est boulonnée sur un châssis Herald profondément modifié — longerons extérieurs et renforts arrière (« outriggers ») supprimés — la rigidité étant reportée sur des bas de caisse structurels intégrés à la carrosserie elle-même.
Mécanique héritée de la Herald
Le moteur est un quatre-cylindres 1 147 cm³ à soupapes en tête (culasse OHV, deux soupapes par cylindre) alimenté par deux carburateurs SU, directement issu de la Triumph Herald. La direction à crémaillère et la suspension avant à ressort hélicoïdal et triangle proviennent également de la Herald, elles-mêmes héritées de la société Alford & Alder rachetée par Standard-Triumph en 1959. Nouveauté par rapport à la berline : des freins à disque à l'avant, en série dès le lancement.
Le talon d'Achille dès l'origine : l'essieu oscillant arrière
La suspension arrière reprend le principe de l'essieu oscillant à ressort transversal (« swing axle ») de la Herald — un montage qui, faute de correction, peut provoquer d'importantes variations de carrossage des roues arrière en virage rapide et un survirage brutal et déstabilisant. Cette faiblesse, commune à plusieurs constructeurs de l'époque ayant adopté le même principe (Mercedes, Renault, Volkswagen), poursuivra la Spitfire jusqu'à sa correction partielle en 1970 (voir L'essieu oscillant de la Spitfire — le défaut de conception hérité de la Herald, et sa correction tardive).
Une présentation simple mais soignée pour le segment
Pour une voiture d'entrée de gamme, la Spitfire reçoit une présentation jugée correcte pour l'époque : vitres à manivelle et serrures de portes extérieures (contrairement au Sprite et au futur Midget), instrumentation relativement complète, tapis de sol en caoutchouc et un grand volant en plastique. Ces premières voitures sont désignées indifféremment « Spitfire Mark I » et « Spitfire 4 » dans la documentation d'époque.
Chiffres et performances
En finition britannique, le quatre-cylindres développe 63 ch à 5 750 tr/min et 91 Nm de couple à 3 500 tr/min, pour une vitesse de pointe de 148 km/h et un 0 à 96 km/h en 16,4 secondes ; la consommation moyenne annoncée est de 31 mpg (environ 9,1 L/100 km). Un overdrive en option apparaît en 1964, de même que les roues à rayons et le hard-top amovible. 45 753 Spitfire Mark I sont produites entre octobre 1962 et décembre 1964, avant l'arrivée de la Mark II (voir La Triumph Spitfire Mark II (1965-1967)).
Voir aussi
- La genèse de la Triumph Spitfire — le projet « Bomb » retrouvé sous une bâche · La Triumph Spitfire Mark II (1965-1967) · L'essieu oscillant de la Spitfire — le défaut de conception hérité de la Herald, et sa correction tardive · Le quatre-cylindres Standard SC — la mécanique commune à la Herald et à toutes les Spitfire · Spitfire contre MG Midget — un débat de club jamais vraiment refermé
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Triumph_Spitfire ↗
- Le quatre-cylindres Standard SC — la mécanique commune à la Herald et à toutes les SpitfireTriumph Spitfire & Triumph TR6 · Moteur
- La Triumph Spitfire Mark II (1965-1967)Triumph Spitfire & Triumph TR6 · Histoire et modèles
- L'essieu oscillant de la Spitfire — le défaut de conception hérité de la Herald, et sa correction tardiveTriumph Spitfire & Triumph TR6 · Freins trains pneus
- Spitfire contre MG Midget — un débat de club jamais vraiment referméTriumph Spitfire & Triumph TR6 · Culture documentation
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