Le B18B du P1800 — un moteur de famille Amazon, mais taillé plus pointu
Un choix qui s'écarte du plan initial
Le cahier des charges d'origine prévoyait d'équiper la future sportive Volvo du petit moteur sport B16B de 1 580 cm³, déjà utilisé sur les prototypes Frua (voir Des prototypes P958 à la crise de production — le parcours du combattant avant le lancement du P1800). Volvo choisit finalement, pour la commercialisation, un tout nouveau bloc plus généreux : le B18, dont le sigle renvoie au mot suédois bensin (essence) et à sa cylindrée de 1 800 cm³ — c'est d'ailleurs de ce moteur que la voiture elle-même tire son appellation commerciale.
Une version plus pointue que celle de l'Amazon
Le B18 équipe simultanément l'Amazon 122S, mais la version montée sur le coupé, désignée B18B, s'en distingue par un taux de compression plus élevé et un arbre à cames différent de celui du B18D à double carburateur de la berline — au prix d'une puissance annoncée légèrement supérieure : 100 ch SAE à 5 500 tr/min pour le B18B du coupé. L'alimentation est confiée à une paire de carburateurs SU HS6 de 1 pouce trois quarts, l'embrayage étant fourni par Borg & Beck. Le moteur, robuste, repose sur un vilebrequin à cinq paliers, contre trois seulement sur le B16 dont il dérive par réalésage — voir le détail complet de la famille B18/B20, commune avec l'Amazon et la 140, non reproduit ici puisque déjà traité dans le dossier volvo-amazon/.
Une hypothèse de filiation avec le V8 de camion, non tranchée
Une piste évoquée par certains commentateurs voudrait que le B18 dérive du moteur V8 de camion B36 de Volvo — une hypothèse que d'autres contestent en pointant des différences de conception jugées trop importantes entre les deux blocs. Aucune source consultée pour ce dossier n'apporte d'élément permettant de trancher solidement cette question, qui reste donc consignée ici comme un débat non résolu plutôt que comme un fait établi.
Une motorisation appelée à évoluer sans discontinuer
Le B18 n'est que le point de départ d'une évolution ininterrompue de puissance qui accompagnera toute la carrière du modèle, jusqu'au remplacement complet par le B20 en 1969 (voir De 100 à 118 chevaux sans changer de nom : la lente montée en puissance du 1800S jusqu'au B20 (1961-1969)) puis à l'arrivée de l'injection électronique (voir Le 1800E (1970) : quand l'injection électronique Bosch D-Jetronic rebat les cartes).
Voir aussi
- Des prototypes P958 à la crise de production — le parcours du combattant avant le lancement du P1800
- De 100 à 118 chevaux sans changer de nom : la lente montée en puissance du 1800S jusqu'au B20 (1961-1969)
- M40, M41, M410 : le fil parfois sinueux des boîtes de vitesses du P1800
- Une mécanique quatre cylindres taillée pour durer — la réputation de fiabilité du P1800
- Site source
- en.wikipedia.org ; psvsa.org ; worldofvolvo.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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