Le cabriolet que Volvo n'a jamais construit — l'épisode Volvoville de New York
Un modèle absent du catalogue officiel
Volvo n'a, à aucun moment de la carrière du coupé, inscrit de version décapotable à son catalogue officiel — une absence d'autant plus remarquable que le marché américain, terrain de chasse privilégié du modèle, restait alors particulièrement friand de ce type de carrosserie.
L'initiative d'un concessionnaire new-yorkais
C'est un concessionnaire de l'État de New York, Volvoville, qui comble ce vide en toute indépendance : entre 1964 et 1969, l'établissement transforme des coupés de série achetés en l'état pour en faire des cabriolets, vendus ensuite directement via son propre réseau commercial. Selon les archives citées par Wikipédia, une trentaine d'exemplaires environ auraient ainsi trouvé preneur sur cette période. Le tarif catalogue d'un 1800S s'élevait alors à 3 695 dollars ; compter 1 000 dollars de plus pour la version décapotable Volvoville.
Un accroc de nom réglé à l'amiable
La direction de Volvo à Göteborg ne goûte que modérément cette initiative non autorisée, en particulier l'usage commercial qui est fait du nom de la marque autour de cette transformation. Un compromis est trouvé : Volvoville est autorisée à conserver son propre nom commercial, mais s'engage en contrepartie à cesser la production de ces cabriolets non officiels — mettant un terme définitif à cette parenthèse à la fois marginale et révélatrice de l'appétit d'une partie de la clientèle américaine pour une version que Volvo elle-même n'a jamais voulu produire.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Volvo_P1800 ↗