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§ 06 · Conduite essais

La seconde XC90 face à Audi Q7, BMW X5 et Mercedes GLE : le regard de la presse (2015)

Volvo XC90 · depuis 2002 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un match resserré entre deux modèles tout juste renouvelés

En 2015, la seconde Audi Q7 et la seconde XC90 sortent quasiment au même moment — une coïncidence de calendrier que la presse automobile française exploite aussitôt pour un comparatif direct. Le magazine L'argus, sous la plume de Mathieu Sentis, souligne d'emblée un point de contexte industriel : la nouvelle XC90 est le tout premier modèle Volvo entièrement conçu sous l'ère de son nouvel actionnaire chinois Geely (voir Le rachat de Volvo par Geely (2010) : la fin de l'ère Ford), et son niveau de réalisation est présenté comme la preuve que ce changement de propriétaire ouvre une nouvelle ère de qualité pour la marque.

Une Volvo qui malmène les références allemandes sur plusieurs points

Selon ce comparatif, la XC90 se distingue nettement de ses devancières par un compromis confort/dynamisme jugé impressionnant, une présentation intérieure qualifiée d'éclatante, une modularité particulièrement soignée et une troisième rangée de sièges jugée réellement utilisable par des adultes — des points sur lesquels elle est explicitement décrite comme surpassant les références allemandes du segment, BMW X5 et Mercedes GLE (et GL) comprises. Le seul point faible relevé à ce niveau de gamme est la sonorité de son quatre-cylindres, jugée décalée par rapport au positionnement tarifaire du véhicule.

Le verdict : l'Audi Q7 gagne sur les chiffres, la XC90 gagne au cœur

Le comparatif direct avec l'Audi Q7 aboutit à un verdict nuancé : objectivement, le Q7 l'emporte de justesse grâce à l'onctuosité de son V6, un diesel plus puissant, un meilleur confort en deuxième rangée et des options bien choisies (suspension pneumatique, vitrage acoustique, roues arrière directrices). Le journaliste précise toutefois que, sur le plan subjectif, c'est la XC90 qui l'emporte à ses yeux, pour son toucher de route agréable, l'ambiance chaleureuse de son habitacle et un design jugé moins massif que celui de sa rivale allemande. Le tableau récapitulatif de l'article retient, côté Audi Q7, l'agrément moteur/boîte, le confort de la suspension pneumatique et l'espace généreux en deuxième rangée comme principaux points forts, contre une troisième rangée jugée seulement dépannage et l'absence persistante d'un véritable écran tactile comme points faibles. Côté Volvo XC90, le comparatif retient le compromis confort/dynamisme, l'ambiance intérieure inimitable et des places de troisième rangée correctes, contre une place arrière centrale inconfortable et la sonorité du quatre-cylindres à haut régime. Ce même comparatif est désormais relu du point de vue du Q7 dans le dossier audi-q7/ de ce corpus, sans qu'aucune divergence factuelle n'y soit relevée par rapport au récit qui précède (voir Le Q7 dans le grand jeu des SUV premium : dernier arrivé face à la Classe M, au X5, au Cayenne et à la XC90).

Une concurrence élargie, un segment de plus en plus disputé

Au-delà de ce duel direct, la presse automobile de l'époque situe systématiquement la XC90 dans un peloton de concurrents nettement plus large : Audi Q7, Range Rover Sport, BMW X5, Mercedes-Benz GLE, mais aussi Porsche Cayenne, Volkswagen Touareg et Lexus RX — un segment des SUV premium à sept places devenu, au milieu des années 2010, l'un des plus disputés et des plus rentables de toute l'industrie automobile mondiale, contexte qui éclaire directement le succès commercial documenté dans Le succès commercial de la XC90 en chiffres (2002-2025).

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Provenance de cette fiche
Site source
largus.fr ; moniteurautomobile.be
Date d'extraction
13 sept. 2026
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