La silhouette fondatrice de 1959 — réservoir, selle biplace et double échappement chromé
Une carrosserie pensée pour l'Angleterre, mal reçue en Amérique
La T120 de 1959 est dessinée selon les codes esthétiques britanniques de l'époque, pensés pour un usage quotidien par tous les temps : garde-boue avant et arrière pleinement valanced (galbés et enveloppants), et surtout un phare intégré à une nacelle (« nacelle headlight ») regroupant compteur et commodités dans un carénage unique au-dessus de la roue avant. Cette approche, héritée directement du Tiger T110, déplaît fortement aux acheteurs américains, qui lui préfèrent des lignes plus dépouillées et plus agressives — un décalage stylistique qui pousse Triumph à alléger progressivement cette carrosserie dans les années qui suivent (voir La genèse de la Triumph Bonneville T120 (1958-1959) — un pari qu'Edward Turner jugeait ruineux).
Les éléments qui deviendront la signature visuelle éternelle du modèle
Au-delà des choix de carrosserie contestés de 1959, plusieurs éléments esthétiques s'imposent rapidement comme la signature visuelle indissociable du nom Bonneville, reconduite sans interruption majeure jusqu'à la gamme actuelle :
- le réservoir de carburant aux formes arrondies, généralement bicolore avec filet chromé central et logo Triumph sur les flancs ;
- la selle biplace à double bossage, avec sangle de maintien passager apparente ;
- le double échappement chromé, courant sous le moteur puis remontant légèrement vers l'arrière, dont le raisonnement esthétique autant que sonore façonne l'identité auditive de la moto ;
- les roues à rayons, jamais abandonnées sur aucune génération du modèle (voir Freinage et pneumatiques — du tambour double came aux étriers Nissin et jantes tubeless modernes).
Un allègement stylistique progressif dans les années 1960
Sous la pression du marché américain, la carrosserie s'allège au fil des années 1960 : les garde-boue perdent leur caractère enveloppant, la nacelle de phare disparaît au profit d'un projecteur rond classique monté sur té de fourche — une évolution qui rapproche définitivement la silhouette de la Bonneville de l'image « roadster dépouillé » qui restera associée au modèle dans l'imaginaire collectif, bien plus que la version d'origine de 1959.
Voir aussi
- La genèse de la Triumph Bonneville T120 (1958-1959) — un pari qu'Edward Turner jugeait ruineux · La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècle · Freinage et pneumatiques — du tambour double came aux étriers Nissin et jantes tubeless modernes
- Site source
- autoevolution.com
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- La genèse de la Triumph Bonneville T120 (1958-1959) — un pari qu'Edward Turner jugeait ruineuxTriumph Bonneville · Histoire et modèles
- Freinage et pneumatiques — du tambour double came aux étriers Nissin et jantes tubeless modernesTriumph Bonneville · Freinage pneumatiques
- La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècleTriumph Bonneville · Carrosserie design
- La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècleTriumph Bonneville
- De 865 cm³ à l'injection puis au refroidissement liquide (2005-2016) — la maturation de la gamme HinckleyTriumph Bonneville
- Les clubs de propriétaires — le Triumph Owners Motor Cycle Club (TOMCC), depuis 1949Triumph Bonneville
- La réception de presse de 1959 — une moto qui s'impose sur la durée plutôt que d'embléeTriumph Bonneville
- La Bonneville dans la culture populaire — icône assumée, mais souvent confondue avec d'autres TriumphTriumph Bonneville