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§ 06 · Freins trains pneus

Suspensions, direction et freinage : l'architecture derrière la réputation de tenue de route

Alfa Romeo Alfasud · 1971–1989 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une suspension avant classique, mais des réglages soignés

À l'avant, l'Alfasud reçoit des jambes de force MacPherson avec bras transversaux et barre stabilisatrice — une solution technique répandue, mais dont le journaliste britannique Martin Buckley (magazine evo) souligne que la géométrie a été réglée avec un soin particulier : très peu de déport ni de chasse (« castor ») associés à un faible taux de roulis, un ensemble qui produit selon lui une tenue de route « radicalement neutre », une direction légère et précise. Il s'agit au passage de la toute première direction à crémaillère de l'histoire d'Alfa Romeo.

Un essieu arrière rigide, mais guidé avec ingéniosité

À l'arrière, l'Alfasud conserve un essieu rigide plutôt qu'une suspension indépendante — un choix a priori plus modeste — mais le guide au moyen d'un parallélogramme de Watt, qui, selon Buckley, permet à cet essieu de jouer lui-même le rôle d'une gigantesque barre antiroulis, renforçant la sensation d'agilité de la voiture. Une fiche de ce corpus consacrée à la Saab 900 (voir suspension-double-triangulation-essieu-rigide-watts-900.md) relève une parenté de principe avec ce montage, dès 1971 sur l'Alfasud, tout en notant une différence technique précise : l'essieu de l'Alfasud fait directement office de barre antiroulis intégrée, quand la Saab 900 conserve des barres antiroulis séparées.

Quatre freins à disque, dont les avants montés « inboard »

L'Alfasud est équipée, dès l'origine, de freins à disque aux quatre roues — une dotation rare sur ce segment de prix au début des années 1970. Plus remarquable encore : les disques avant sont montés « inboard », c'est-à-dire directement à la sortie du différentiel plutôt qu'à l'intérieur de la roue elle-même, ce qui réduit les masses non suspendues et améliore d'autant le comportement routier. Le servofrein, absent des tout premiers exemplaires (voir Le lancement : Turin 1971 et la première série (1972-1977)), est ajouté dès 1973 ; Wikipédia italien précise que son absence initiale ne compromettait pas, pour autant, l'efficacité d'un système par ailleurs jugé parmi les meilleurs de la catégorie à cette époque, précisément grâce au montage à disque sur les quatre roues.

Un compromis coût-performance assumé sur la toute dernière Sprint

Cette architecture avant sophistiquée n'est pas restée figée jusqu'au bout de la carrière du modèle : lors du passage à la seconde série de la Sprint en 1983, l'avant abandonne le montage « inboard » au profit de disques classiques montés sur les moyeux, avec des tambours à l'arrière — un choix directement calqué sur celui de l'Alfa 33, dicté par la mutualisation des coûts entre les deux modèles plutôt que par une recherche de performance (voir L'Alfasud Sprint : le coupé qui a survécu treize ans à sa berline).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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