Aller au contenu
§ 09 · Conduite

À bord de l'Alfasud : un habitacle pensé pour les grands, une position de conduite discutée

Alfa Romeo Alfasud · 1971–1989 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un habitacle dimensionné sur mesure par son propre concepteur

L'espace intérieur de l'Alfasud doit beaucoup à la stature personnelle de Rudolf Hruska : selon Wikipédia italien, l'ingénieur — lui-même de très grande taille — avait demandé aux concepteurs de dimensionner l'habitacle de sorte qu'un passager de sa propre corpulence puisse voyager confortablement à l'arrière, y compris lorsque le poste de conduite était occupé par une personne de gabarit comparable. Le résultat, salué par la presse d'époque, distingue nettement l'Alfasud de nombreuses concurrentes de son segment, réputées plus exiguës à l'arrière.

Une position de conduite jugée perfectible

Le journaliste britannique Martin Buckley (magazine evo) nuance cependant cet éloge général en relevant une position de conduite qu'il juge peu naturelle, associée à une présentation intérieure qu'il qualifie de plutôt austère — un jugement à mettre en regard des observations déjà faites sur les finitions spartiates de la première série (voir Le lancement : Turin 1971 et la première série (1972-1977)). Selon lui, ces réserves ergonomiques représentaient toutefois un prix modeste à payer au regard de la qualité dynamique offerte par ailleurs par la voiture (voir « Une tenue de route incroyable » : l'accueil unanime de la presse automobile).

Un moteur discret mais toujours disponible

Sur la route, le boxer se distingue par une sonorité feutrée et lointaine plutôt que par un caractère sportif bruyant, tout en acceptant de monter dans les tours sans réticence apparente ni vibration excessive — un trait déjà relevé au sujet de sa conception mécanique (voir Le moteur boxer de l'Alfasud : une architecture inédite pour une italienne populaire et Un moteur robuste dans une voiture fragile : la fiabilité mécanique du boxer). Cette capacité à « avaler » les tours sans donner d'impression de fragilité permettait, selon Buckley, de maintenir des vitesses de croisière autoroutières élevées (de l'ordre de 145 km/h) avec une cylindrée pourtant inférieure à 1,2 litre sur les tout premiers modèles — une performance rendue possible par la finesse aérodynamique relative de la carrosserie de Giugiaro (voir Giugiaro, Mantovani et la naissance stylistique de l'Alfasud) autant que par l'endurance du moteur lui-même.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
evo.co.uk
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci