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§ 06 · Freins trains pneus

Freins et suspensions de la Giulietta — tambours nervurés et essieu arrière signature

Alfa Romeo Giulietta · 1954–1965 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Suspensions : indépendance à l'avant, essieu rigide guidé à l'arrière

La Giulietta adopte un schéma classique pour son époque mais soigneusement mis en œuvre : à l'avant, roues indépendantes avec ressorts hélicoïdaux, quadrilatère (ou triangle) transversal, barre antiroulis et amortisseurs télescopiques. À l'arrière, un essieu rigide reste suspendu par ressorts hélicoïdaux, mais guidé par un dispositif que retient particulièrement Ate Up With Motor : deux bras longitudinaux (« trailing arms ») associés à un dispositif original de fixation sur le carter de pont. Cette solution, jugée en avance sur son temps, sera reprise avec succès par Alfa Romeo jusque dans les années 1980 sur des modèles bien postérieurs à la Giulietta.

Direction : simplicité assumée

La direction est du type à vis et galet (« worm-and-roller »), une technologie qualifiée de « comparativement primitive » par Ate Up With Motor — mais dont la mise en œuvre légère, précise et communicative contribue largement à l'agrément de conduite unanimement salué de la voiture (voir Au volant d'une Giulietta Sprint — impressions de conduite).

Des freins à tambour à la réputation surprenante

Contrairement à une idée reçue voulant que les tambours soient systématiquement inférieurs aux disques, les freins d'origine de la Giulietta — quatre tambours en aluminium nervuré à chemises rapportées en fonte, obtenus par un procédé de fonderie propre à Alfa Romeo selon autotecnica.org — sont loués par Ate Up With Motor pour leur puissance de freinage largement suffisante et surtout leur bonne résistance à l'échauffement (fading), un point sensible sur la plupart des freins à tambour de l'époque. Le magazine américain souligne même que ces tambours nervurés « sont plus qu'à la hauteur » du poids modeste de la voiture, en particulier sur le Spider. Le freinage reste sans assistance sur toute la gamme d'origine.

L'arrivée progressive du frein à disque

Le passage au disque est resté longtemps l'apanage des versions les plus pointues :

  • La Sprint Speciale conserve des tambours (à trois mâchoires à l'avant) sur toute sa carrière Giulietta, mais la version Giulia SS (1963) reçoit des disques à l'avant sur la plupart des exemplaires.
  • La seconde série de la SZ (carrosserie « Coda Tronca », 1961) est la première Giulietta de série à inaugurer des freins à disque à l'avant, en lien avec ses performances accrues (voir La Giulietta SZ (Sprint Zagato) — de l'accident de Mille Miglia à la Coda Tronca (1956-1962)).
  • Sur la Berline/T.I., automobile-sportive.com rappelle qu'il faudra attendre plusieurs millésimes après le lancement pour voir apparaître des disques de série à l'avant — l'auteur y rappelle que c'est Jaguar, en compétition au Mans avec la Type C, qui a le premier imposé le frein à disque comme technologie incontournable dans l'industrie automobile des années 1950.
  • Sur la Giulia Sprint 1300 (1964), les freins à disque à l'avant deviennent de série, marquant la généralisation définitive de la technologie sur l'ensemble de la gamme héritière de la Giulietta.

Pneumatiques et roues

Jantes en tôle de 14 à 15 pouces selon les sources et les versions (155 HR 14 ou 155 HR 15 selon automobile-sportive.com), chaussées de pneus à carcasse diagonale conformes aux standards de l'époque.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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