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§ 13 · Achat administratif

Identifier une A110 — plaques, numéros de série, de carrosserie et de fabrication

Alpine A110 (Berlinette) · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une A110 porte, en réalité, trois numérotations distinctes dont la correspondance n'est pas toujours immédiate — un sujet qui revient régulièrement sur le forum Alpine Renault (FAR) depuis le milieu des années 2000, signe qu'il continue à dérouter les propriétaires.

Les trois plaques

  1. La plaque losange constructeur : porte le numéro de série, celui qui figure sur la carte grise du véhicule. Elle est frappée à froid sur le châssis (traditionnellement décrit comme situé sur le gousset triangulaire arrière-droit du berceau, côté moteur) et rivée sur une plaque mentionnant l'adresse de l'usine (« 40 avenue Pasteur » sur les exemplaires les plus anciens, avant le déménagement de 1969 avenue de Bréauté — voir Les usines Alpine — Dieppe (avenue Pasteur puis avenue de Bréauté) et l'annexe de Thiron-Gardais).
  2. La plaque ovale : porte le numéro de carrosserie, distinct du numéro de série.
  3. Une plaque rectangulaire peinte : porte un numéro de teinte, permettant de retrouver la couleur d'origine exacte du véhicule (voir « Toutes les Alpine sont bleues » — la réalité chiffrée des teintes de la berlinette).

À cela s'ajoute un numéro frappé directement sur les charnières de porte et sur la gâche de fermeture du capot arrière, qui ne correspond généralement à aucune des trois plaques précédentes lorsque la voiture provient de l'usine de Thiron-Gardais (voir le détail de cette numérotation spécifique dans Les usines Alpine — Dieppe (avenue Pasteur puis avenue de Bréauté) et l'annexe de Thiron-Gardais).

Le type « mines » et le millésime

Le numéro de moteur doit correspondre au type homologué pour l'année-modèle du véhicule (voir le tableau complet dans Tableau complet des motorisations de l'Alpine A110 (1962-1978)) — par exemple le type usine 812 pour une 1300, 821 pour une 1600 selon les recoupements disponibles. Sur les millésimes les plus tardifs, le millésime lui-même serait gravé sous la mention « PTR » sur une plaque rectangulaire, une pratique qui ne semble s'être généralisée qu'à partir des modèles 1974.

Une anomalie non résolue : le suffixe « A » des types 1600 VD

Un point continue de diviser la communauté FAR sans qu'aucune explication officielle n'ait été retrouvée : certains châssis 1600 SC/SD des années 1975 portent un type gravé avec un « A » final (« 1600VDA »), tandis que d'autres exemplaires strictement comparables n'en portent pas (« 1600VD » seul). Un propriétaire belge signale ainsi une voiture livrée en 1975 sans certificat de conformité initial, l'importateur ayant à l'époque jugé le véhicule « non conforme » avant de finalement le régulariser à titre individuel — sans qu'une explication définitive sur l'origine de ce « A » n'ait jamais été obtenue, y compris directement auprès d'anciens d'Alpine sollicités à plusieurs reprises par le propriétaire. 🗳️ Sujet documenté comme débat non tranché par la communauté.

Repérer une voiture assemblée à Thiron-Gardais

Le repérage d'une origine Thiron-Gardais se fait par recoupement : les numéros portés sur les charnières de porte et la gâche de capot arrière suivent une numérotation « au fil de l'eau » propre à ce site, permettant à des membres expérimentés du forum de dater précisément une voiture par comparaison avec les plages de numéros déjà répertoriées pour chaque année (par exemple, un numéro « 2079 » correspond à une production de février 1973). Ce site produisait aussi bien des carrosseries de série que des carrosseries de voitures d'usine destinées à la compétition.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
forum.alpinerenault.com (FAR — Forum Alpine Renault), synthèse de fil de discussion
Date d'extraction
12 sept. 2026
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