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§ 03 · Injection allumage

Du carburateur Solex à l'injection mécanique K-Jetronic : la 80 GTE de 1975

Audi 80/90 · 1972–1996 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Des carburateurs à mono ou double corps à l'origine

À son lancement en 1972, l'ensemble de la gamme Audi 80 B1 est alimentée par carburateur : un Solex mono-corps à starter automatique pour les versions de base (55 à 85 ch), un Fallstrom (littéralement « à écoulement descendant ») à double corps pour la version sportive 80 GT (100 ch), introduite en septembre 1973. Ce sont des solutions d'alimentation classiques pour l'époque, sans aucune électronique embarquée.

1975 : l'arrivée de l'injection, mais encore mécanique

À l'occasion du restylage de l'automne 1976 (millésime 1977, parfois daté de 1975 selon les sources pour les tout premiers marchés), la 80 GT à carburateur cède la place à la 80 GTE (« E » pour Einspritzung, littéralement « injection » en allemand), dotée d'une injection Bosch K-Jetronic développant 110 ch (81 kW) sur le bloc 1,6 litre. Il convient toutefois d'être précis sur la nature de cette injection : le K-Jetronic est un système d'injection continue et mécanique — une pompe entraînée par le moteur alimente en continu un doseur-distributeur qui répartit le carburant vers chaque cylindre selon le débit d'air mesuré par un volet mécanique, sans unité de calcul électronique pilotant l'ensemble. Ce n'est donc pas, au sens strict, une injection « électronique » comparable à ce que ce terme désignera plus tard — une nuance importante à ne pas glisser sous silence, dans un dossier qui documente aussi l'arrivée bien plus tardive d'une gestion réellement électronique (voir L'arrivée d'une gestion réellement électronique : Motronic et les moteurs 16V/20V).

La génération KE-Jetronic : une première touche d'électronique

Au cours des années 1980, sur la génération B2, une évolution du K-Jetronic fait son apparition sur certaines versions de l'Audi 80/90 et du Coupé quattro : le KE-Jetronic (parfois désigné K-Jetronic « mit elektronischer Regelung », soit « à régulation électronique »), qui conserve le même principe mécanique de dosage continu mais lui adjoint un capteur de sonde lambda et une unité électronique de correction du mélange, pour affiner la richesse en fonction des gaz d'échappement — une étape intermédiaire entre l'injection purement mécanique et la gestion moteur totalement électronique qui suivra. Cette même évolution technique équipe alors le Coupé quattro (voir le fonctionnement du système quattro d'origine (dossier Audi quattro) pour le détail de l'application comparable sur l'Ur-Quattro elle-même, non dupliqué ici).

Un jalon commercial autant que technique

Au-delà de l'aspect purement mécanique, l'arrivée de la 80 GTE marque un jalon commercial pour la gamme : elle place l'Audi 80 en position favorable face à des rivales encore très majoritairement équipées de carburateurs simples, tout en préparant le terrain pour l'adoption généralisée de l'injection sur l'ensemble de la gamme au cours des générations B2 et B3.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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