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§ 03 · Moteur

2018 : un second épisode de tricherie aux émissions, spécifique à l'A6/A7 et sans rapport avec le Dieselgate de 2015

Audi A6 · depuis 2024 · 2 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Une irrégularité détectée par Audi elle-même, en interne

En mai 2018, alors que le Dieselgate de 2015 est censé être en grande partie derrière la marque, Audi signale de sa propre initiative aux autorités allemandes une nouvelle irrégularité logicielle détectée lors de tests de routine, portant cette fois sur des moteurs V6 TDI de la génération dite « Generation 2 evo », conformes à la norme Euro 6 — un bloc alors monté sur les Audi A6 et A7 de génération C7. Audi interrompt immédiatement la production et les livraisons des véhicules concernés dès la découverte de l'anomalie, avant même toute injonction formelle des autorités.

Le mécanisme : un ralentissement programmé de la consommation d'AdBlue

Le dispositif incriminé, selon la presse spécialisée européenne contemporaine des faits, est programmé pour délibérément ralentir la consommation d'AdBlue (la solution d'urée injectée dans les gaz d'échappement pour neutraliser les oxydes d'azote) au cours des 2 400 derniers kilomètres avant que le réservoir dédié ne doive être rempli. Ce ralentissement délibéré réduit d'autant l'efficacité du traitement des oxydes d'azote sur cette portion de la vie du véhicule entre deux remplissages — un mécanisme de fraude différent, dans son fonctionnement technique précis, du logiciel de détection de banc d'essai qui avait caractérisé le Dieselgate de 2015 (voir Le Dieselgate de 2015 et l'A6 : le V6 3,0 TDI « Generation Two » dans le volet américain du scandale pour ce volet antérieur et distinct).

Un rappel ordonné par l'autorité fédérale allemande

L'office fédéral allemand de la circulation automobile (KBA, Kraftfahrt-Bundesamt) ordonne un rappel portant sur environ 60 000 véhicules dans le monde, dont environ 33 000 en Allemagne, tous équipés du moteur V6 TDI Generation 2 evo concerné. La production des A6 et A7 utilisant ce bloc est officiellement arrêtée par Audi à l'occasion du lancement de la nouvelle génération C8 de l'A6, selon Wikipédia anglophone.

Une affaire à bien distinguer du Dieselgate initial

Ce second épisode, bien que relevant de la même famille de dispositifs de manipulation des émissions diesel que le scandale Volkswagen de 2015, en est juridiquement et techniquement distinct : il concerne un modèle-moteur différent (V6 TDI Generation 2 evo, plutôt que les blocs EA189 2,0 litres ou EA897 3,0 litres au cœur du volet de 2015), une temporalité différente (découverte en 2018, non en 2015), et un mécanisme de fraude différent (ralentissement programmé de la consommation d'un additif, plutôt que détection du cycle de test d'homologation). Aucune amende spécifique et distinctement chiffrée pour ce seul épisode n'a été identifiée lors des recherches menées pour ce dossier — à la différence, par exemple, de l'amende de 535 millions d'euros infligée à Porsche pour le volet 2015 du V6 3,0 TDI (voir Le Cayenne dans le Dieselgate — négligence de surveillance plutôt que tricherie développée en interne, dossier porsche-cayenne/).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
autonews.com (Automotive News Europe) ; thelocal.de ; en.wikipedia.org
Date d'extraction
14 sept. 2026
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