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§ 03 · Moteur et diesel

Le Cayenne dans le Dieselgate — négligence de surveillance plutôt que tricherie développée en interne

Porsche Cayenne · depuis 2002 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Ce que documentent précisément les sources

Le brief de ce dossier invite à vérifier l'ampleur réelle de l'implication du Cayenne diesel dans le scandale Volkswagen des émissions polluantes plutôt qu'à l'éluder ou à l'exagérer. Les sources consultées permettent une réponse précise : Wikipédia anglophone indique explicitement que les Cayenne diesel des années-modèles 2013 à 2016 sont concernés par le scandale des émissions Volkswagen (« Volkswagen emissions scandal »). En Allemagne, les autorités ordonnent en mai 2018 le rappel d'environ 60 000 véhicules diesel du groupe, Cayenne compris, après que des tests ont révélé des émissions d'oxydes d'azote (NOx) en conditions réelles nettement supérieures aux annonces officielles, du fait d'une stratégie dite de « warm-up » comparable au dispositif de fraude déjà identifié chez Volkswagen.

Une responsabilité de surveillance, pas de conception

Le point le plus important à établir avec précision est celui de la nature exacte de la responsabilité de Porsche. Le moteur diesel V6 3,0 litres incriminé, monté sur le Cayenne mais aussi sur le Macan et la Panamera, n'a jamais été développé par Porsche elle-même : il s'agit d'un bloc d'origine groupe Volkswagen-Audi (voir Le diesel chez Porsche — chronologie complète des motorisations Cayenne, 2007-2018). Le parquet de Stuttgart, chargé de l'enquête, ne poursuit donc pas Porsche pour avoir conçu le dispositif de fraude aux tests d'émissions, mais pour un manquement à ses obligations légales de surveillance dans l'utilisation de ce moteur au sein de ses propres véhicules. L'enquête établit que des collaborateurs de Porsche ont fermé les yeux sur cette tricherie aux émissions à partir de 2009, sans toutefois identifier de responsabilité dans la conception technique du dispositif lui-même.

Une amende de 535 millions d'euros, sans contestation judiciaire

En mai 2019, le parquet de Stuttgart notifie à Porsche une amende de 535 millions d'euros (environ 599 millions de dollars) pour ce manquement à l'obligation de surveillance. Porsche renonce à tout recours judiciaire contre cette décision, qui clôt définitivement les poursuites du parquet de Stuttgart visant spécifiquement la marque. Ce montant s'ajoute aux volets américains du dossier Dieselgate groupe Volkswagen, où un accord distinct portant sur les moteurs 3,0 litres (Volkswagen, Audi et Porsche confondus) prévoit un rappel d'environ 83 000 véhicules et des indemnisations directes aux propriétaires américains, comprises selon les cas entre environ 7 000 et 16 000 dollars par véhicule.

Une affaire circonscrite, sans rebondissement ultérieur documenté

Contrairement à Volkswagen, dont le volet judiciaire du Dieselgate s'est étalé sur de nombreuses années et de multiples juridictions, le dossier Porsche apparaît, dans les sources consultées, comme relativement circonscrit : une amende unique, non contestée, mettant un terme aux poursuites du parquet de Stuttgart contre la marque de Stuttgart elle-même. Aucune source consultée ne fait état d'une remise en cause ultérieure de ce règlement.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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