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§ 02 · Moteur

Le monocylindre BMW de l'Isetta : architecture technique des versions 250 et 300

BMW Isetta · 1955–1962 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un moteur de moto, mais pas n'importe lequel

Contrairement au deux-temps italien d'origine (voir Deux-temps italien contre quatre-temps bavarois : comparaison technique des moteurs Iso et BMW), BMW équipe son Isetta d'un monocylindre quatre-temps dérivé du moteur de la motocyclette BMW R25/3, sans qu'aucune pièce ne soit interchangeable entre les deux véhicules — la parenté est fonctionnelle, pas mécanique. Le carter et le cylindre sont en fonte, tandis que la culasse est en alliage d'aluminium ; la culasse elle-même est montée pivotée à 180° par rapport à son orientation d'origine sur la motocyclette, pour s'adapter à l'implantation arrière du véhicule.

Isetta 250 : les chiffres d'origine (avril 1955)

Le premier monocylindre affiche une cylindrée de 247 cm³ selon Wikipédia anglophone (245 cm³ selon la version francophone — écart mineur, probablement un simple arrondi de conversion), pour une puissance de 12 ch à 5 800 tr/min. Le vilebrequin à double palier est spécifiquement renforcé par rapport à la version motocyclette d'origine, notamment pour supporter le poids du bloc Dynastart (dynamo-démarreur combiné, voir Carburateur Bing et bloc Dynastart : les deux auxiliaires clés du monocylindre Isetta) monté directement sur l'arbre moteur. Le refroidissement est assuré par une turbine radiale associée à un carénage dédié, une solution nécessaire en l'absence de tout flux d'air naturel comparable à celui d'une motocyclette roulant à l'air libre.

Isetta 300 : la réponse à un changement réglementaire (février 1956)

Face à l'évolution de la réglementation allemande sur les permis et la fiscalité (voir L'Isetta 300 : quand la réglementation allemande impose une évolution technique (1956)), les ingénieurs BMW portent l'alésage à 72 mm et la course à 73 mm, pour une cylindrée d'environ 297 cm³ (295 cm³ selon la Wikipédia francophone). Le taux de compression passe de 6,8:1 à 7,0:1, la puissance atteint 13 ch à 5 200 tr/min et le couple 18,4 N⋅m à 4 600 tr/min. La vitesse de pointe reste inchangée à environ 85 km/h, mais la souplesse à bas régime — point faible régulièrement cité de la version 250 — s'en trouve nettement améliorée, notamment en montée.

Un moteur globalement fiable, avec un talon d'Achille identifié

Les sources de restauration consultées pour ce dossier (voir Le talon d'Achille mécanique de l'Isetta : la chute de soupape) s'accordent à décrire ce monocylindre comme mécaniquement robuste dans l'ensemble, à l'exception d'une défaillance récurrente bien identifiée par la communauté des restaurateurs actuels : la chute de soupape autour de 15 000 à 20 000 miles (24 000 à 32 000 km) d'utilisation, un incident potentiellement destructeur pouvant aller jusqu'à la perforation du carter par la bielle.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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