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§ 09 · Conduite

La M5 E34 face à ses rivaux directs — Mercedes-Benz 500E et Audi RS2 Avant

BMW M5 E28/E34 · 1984–1988 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le « missile pour gentleman »

La presse spécialisée rétrospective qualifie souvent la M5 E34 de « gentleman's missile » — une berline de bonne famille capable de vitesses dignes d'une voiture de sport. Ce surnom résume bien le positionnement du modèle : discret dans son allure (voir La carrosserie de la M5 E34 — évolution aérodynamique et discrétion maintenue), radical dans ses performances, sans jamais renoncer au confort et au raffinement attendus d'une berline BMW haut de gamme.

Le premier véritable rival de poids : l'AMG « Hammer »

Dès le milieu des années 1980, un premier concurrent redoutable émerge en Allemagne : la Mercedes-Benz 300E AMG « Hammer », préparation extrême réalisée par AMG — alors une entreprise de tuning indépendante de Mercedes-Benz, la marque n'ayant pris le contrôle de l'entreprise qu'à partir de 1990. En greffant le V8 de la Classe S dans la berline familiale W124, AMG obtient une puissance comprise entre 340 et 375 ch selon les versions, avec des vitesses de pointe franchissant la barre des 300 km/h — un exploit largement salué par la presse américaine de l'époque, Car and Driver la qualifiant en 1986 de berline la plus enthousiasmante jamais testée par ses soins. Ce concurrent reste toutefois un produit de tuning à diffusion ultra-confidentielle, non comparable en volume à la production, elle-même restreinte, mais officiellement industrielle, de la M5.

Un rival plus direct à partir de 1990-1991

Le concurrent le plus régulièrement opposé à la M5 E34 dans les comparatifs de presse reste la Mercedes-Benz 500E (1990-1995), une W124 dont le V8 5,0 litres de 326 ch est assemblé en partenariat avec Porsche à l'usine de Zuffenhausen — plus rapide en accélération pure que la M5 dans plusieurs essais chronométrés d'époque, mais aussi plus lourde et dépourvue de l'agrément de conduite d'une boîte manuelle. Peu après, l'Audi RS2 Avant (1994-1995, elle aussi coproduite avec Porsche à Zuffenhausen) vient directement défier la M5 Touring sur le terrain du break survitaminé : première Audi à porter le sigle RS, motorisée par un cinq-cylindres turbo de 2,2 litres développant environ 315 ch, transmission intégrale Quattro, seulement 2 891 exemplaires construits.

Un contexte à replacer, sans le développer davantage ici

Ces trois rivaux — dont aucun ne fait l'objet d'un dossier dédié dans ce corpus — confirment que la M5 E34 n'évolue plus seule dans un segment qu'elle a largement contribué à créer avec l'E28 (voir « Fondatrice d'une catégorie à elle seule » — la M5 et la naissance du segment super-berline) : au tournant des années 1990, la « super-berline » devient une catégorie disputée par plusieurs constructeurs allemands, chacun avec sa propre philosophie.

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Provenance de cette fiche
Site source
dyler.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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